Origin – Echoes of Decimation – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #944
Origin – Echoes of Decimation – 2005
États-Unis

Quand on parle de Death Metal Extrême, on ne peut passer sous silence l’apport très important que la formation Américaine Origin a eu sur le vaste monde métallique. Avec Echoes of Decimation, il était clair que le groupe était devenu une sorte de légende et un pionnier du Death Metal à la fois brutal et technique et sa réputation n’était plus à faire. Cependant, il faut se dire les vrais affaires : Origin ce n’est pas pour tout le monde. Si notre oreille n’est pas habituée à ce type d’agression sonore, il se peut qu’on en perde des bouts et qu’on se demande ce qui se passe. Echoes of Decimation est en plein le type d’album tellement poussé à l’extrême qu’il pourrait en rebuter plusieurs. Avant de s’imprégner dans la musique de Origin, il est fortement conseillé d’envisager commencer par quelque chose de moins chaotique avant de tenter d’assimiler un album comme celui-ci. Un classique à découvrir ou redécouvrir pour ceux qui n’ont pas peur de se faire frapper violement par une musique éclatée et difficile d’accès.

Cephalic Carnage – Anomalies – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #943
Cephalic Carnage – Anomalies – 2005
États-Unis

Après deux premiers albums négativement et vertement critiqués par plusieurs amateurs, Cephalic Carnage avait réussi à trouver un certain consensus au sein de la communauté métallique à partir de son troisième album. Avec Anomalies, le groupe Américain mettait de l’avant son quatrième album avec une bien meilleure production et une technicité plus élevée que la moyenne en se dirigeant vers un Death Metal ultra complexe tout en gardant ses racines Grindcore tout au long de l’album. Malgré une discographie plutôt courte, Cephalic Carnage avait réussi à se tailler une solide place parmi les gros noms du Death Metal Technique et à donner des leçons de composition sophistiquée. Anomalies est un parfait exemple d’évolution musicale en peu de temps et un excellent album qui demeure un classique encore aujourd’hui.

Beheaded – Ominous Bloodline – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #942
Beheaded – Ominous Bloodline – 2005
Malte

Même si Beheaded n’a jamais eu le statut de grosse pointure du vaste monde métallique, son apport à la musique extrême est indéniable et fort important. Alors que le Death Metal Brutal était principalement une affaire typiquement Américaine, Beheaded avait su tirer son épingle du jeu en offrant des riffs d’une brutalité sans pareil et une rythmique qui frappait fort. Certains diront que ce groupe est pratiquement un total inconnu et ce n’est pas faux mais de notre côté de l’Atlantique seulement car en Europe, Beheaded est considéré comme étant le Cannibal Corpse du vieux continent. Ominous Bloodline prouvait que le groupe Maltais avait l’étoffe des grands du genre et allait finir par se faire connaître à travers le monde. Un excellent album de pure brutalité musicale fortement conseillée au néophyte qui veut approfondir son apprentissage de la musique extrême.

Taake – Hordalands -Doedskvad – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #941
Taake – Hordalands -Doedskvad – 2005
Norvège

Quand on analyse certains éléments de musique extrême comme le Black Metal, parfois on peut s’étonner de découvrir que la base ayant servi à façonner des riffs ou des pièces complètes peuvent souvent différer de ce que nous imaginions. Prenons par exemple le troisième album du « one man band » Taake, Hordalands -Doedskvad : Dès les premiers riffs on s’aperçoit que la guitare suit un modèle musical carrément emprunté à la musique Folk avec des éléments de musique classique bien assis sur une rythmique ultra rapide et le tout bien enveloppé dans une agression sonore d’une très grande sauvagerie. Or, si on enlève toute cette rapidité et cette distorsion sur les guitares, on se retrouve face à une musique étoffée d’une douceur et d’une beauté déconcertante. C’est là que l’on constate tout le génie musical d’un compositeur et dans le cas de Hoest, cerveau derrière Taake, le mot génie de la composition prends tout son sens. Lorsqu’on écoute de la musique, il est intéressant de creuser plus loin pour analyser ce qui en est vraiment avant de sauter aux conclusions et d’affirmer que ce Black Metal n’est que du bruit. Un excellent album incroyable qu’il nous faut prendre en considération si nous sommes le moindrement curieux et mélomanes. Un album d’une importance capitale dans le vaste univers métallique et de son histoire.

Judas Priest – Angel of Retribution – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #940
Judas Priest – Angel of Retribution – 2005
Angleterre

Angel of Retribution était le seizième album des titans du Heavy Metal Judas Priest. Cet album marquait le retour de Rob Halford au sein de la formation après un peu plus de dix ans d’absence. La période Tim « Ripper » Owens fut difficile tant pour le groupe que pour Owens lui-même, les bottines de Halford étaient fort grandes et malgré le bon vouloir des deux parties concernées, il était clair que le succès n’était pas au rendez-vous. Ce retour de Halfors était donc une bénédiction tant pour les fans que pour le groupe lui-même et ce premier album en plus de dix ans avec Halford en avant plan fut célébré en grandes pompes. Musicalement, on retrouvait le Judas Priest originel avec ses riffs épiques et la voix qui avait du groupe ce qu’il a toujours été et sans être le meilleur album de sa carrière, Judas Priest signait une très bon album que les fans attendaient depuis Painkiller, ce qui était grandement réussi. Le Judas Priest des années 80 était revenu et c’était tant mieux!

Moonsorrow – Verisäkeet – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #939
Moonsorrow – Verisäkeet – 2005
Finlande

Au milieu des années 2000, le Folk Metal était devenu un genre à part entière qui gagnait de plus en plus d’adeptes à travers le monde et pour cause : L’engouement pour les récits ancestraux et les sonorités musicales d’un autre temps allait chercher de plus en plus de fans qui s’ouvraient à d’autres genres et d’autres instruments qui sortent du standard métallique. Des groupes comme Moonsorrow ont grandement contribué à cet essor de la musique traditionnelle mélangée au métal plus extrême et avec son quatrième album, le groupe Finlandais nous en montrait encore plus grâce à des riffs puissants et des éléments atmosphériques qui nous transportaient sur le lieu de batailles épiques et dans la vie générale de leur ancêtres Vikings. La carte de Moonsorrow se jouait avec de longues pièces grandioses alliant mélodie et puissance sonore bien ancrés sur les compositions de génie composées par les cousins Sorvali. Avec Finntroll, Moosorrow est un des pionniers du Folk Metal Finlandais et continue toujours à nous surprendre d’album en album.

Immolation – Harnessing Ruin – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #938
Immolation – Harnessing Ruin – 2005
États-Unis

Depuis ses tout débuts la formation Américaine Immolation n’a cessé de nous étonner à chaque sortie d’album en tentant de se réinventer. C’est exactement ce que le groupe a fait avec son sixième album, Harnessing Ruin. Tout en gardant ses profondes racines Death Metal brutal et technique, les membres du groupe ont pris un léger virage en incorporant de nouvelles textures à leur musique notamment avec des éléments dissonants et plus techniques qu’auparavant. On ne pourra pas dire qu’Immolation n’essaie pas d’évoluer et même si cette évolution ne plaisait pas à tous, le résultat fur foudroyant et fort intéressant. Harnessing Ruin prouvait une fois de plus que le groupe New Yorkais était toujours de la partie et continuait à être influent dans son domaine musical extrême. Certes assez différent mais familier en même temps. Un excellent album digne de faire partie de cette belle évolution métallique et un modèle pour les générations à venir!

Enslaved – Heimdal – 2023

Enslaved – Progressive Black / Viking Metal – Norvège
Heimdal – 2023
Nuclear Blast
9.5/10

Enslaved ne cessera jamais de nous étonner d’album en album par sa qualité musicale incroyable. Ceux qui ont encore espoir de voir le groupe Norvégien revenir à ses racines purement Black Metal devront finir par faire une croix là-dessus une bonne fois pour toutes. Enslaved est à des années lumières de ses débuts et continue toujours d’évoluer à chaque album.

Heimdal est le seizième album de la discographie et fait directement suite au mini album Caravans to the Outer Worlds paru en 2021. D’ailleurs, cette pièce figure sur Heimdal ce qui apporte plus de rapprochements entre les deux sorties. Encore une fois, Ivar Bjornson signe toute la musique du groupe avec tout son génie musical que nous lui connaissons. Heimdal, c’est du grand art dans tous les sens du terme. Musicalement très complexes et riches en sonorités diverses, les pièces contenues sur cet album forment un tout avec un fil conducteur qui lie chacune de ces pièces les unes aux autres avec une production digne de ce nom. Bjornson et Kjellson ont affirmé dans le passé qu’avec l’album E, ils commençaient tout juste à savoir composer convenablement et ça se sent avec Heimdal que le duo est en pleine ébullition créative et artistique. En écoutant l’album, j’ai été dérouté en croyant qu’il était très court mais dans la réalité, il dure plus de cinquante minutes ce qui confirme que cet album est excellent et passe très rapidement au fil des pièces.

Heimdal est une autre incroyable réussite de Enslaved qui signe ici un de ses meilleurs albums en carrière. Il est intéressant de constater qu’il y a encore de la musique intelligente et cérébrale dans le vaste monde métallique et Enslaved nous sert une autre leçon musicale extraordinaire.

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Korpiklaani – Voice of Wilderness – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #937
Korpiklaani – Voice of Wilderness – 2005
Finlande

Avec un premier album explosif, la formation Finlandaise Korpiklaani avait pris le monde du Folk Metal par surprise avec des pièces enjouées et festives rendant hommage à la vie des ancêtres. Sur Voice of Wilderness, le groupe continuait là où il avait laissé avec des compositions tout aussi festives et très rapides mélangeant habilement le Thrash Metal avec le Folk ancestral joué par des violons, des flûtes et autres instruments associés au Folk. Cependant, Korpiklaani y allait plus avec une musique traditionnelle plus récente que celle jouée par d’autres groupes. Cette sonorité était plus issue du 17e et 18e siècle et s’apparentait grandement à la musique traditionnelle qui se faisait ici avec des allures de reels ou de gigue tout en conservant certains éléments issus de la Polka plus souvent trouvée dans les racines musicales Finlandaises. Le fait de chanter en Anglais a fort probablement contribué à ce que le groupe se fasse entendre à travers le monde et trouve une nouvelle horde de fans à travers la planète. Voice of Wilderness est un excellent album de pur Métal Folklorique qui brasse et qui rends joyeux!

Kreator – Enemy of God – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #936
Kreator – Enemy of God – 2005
Allemagne

Après un retour à ses racines originelles sur Violent Revolution, Kreator poursuivait dans cette voie avec Enemy of God, l’un des meilleurs albums de la discographie du groupe. Mille Petrozza et Ventor y allaient avec des riffs incendiaires et une rythmique rapide et agressive comme dans le bon vieux temps tout en offrant une sonorité plus moderne. Kreator nous prouvait qu’il était encore le maître du Thrash metal Allemand et pouvait concocter d’excellentes pièces. Le grand retour du Thrash Metal du milieu des années 2000 n’était pas étranger à ce retour aux sources. Les fans en redemandaient et le groupe avait compris qu’il avait intérêt à offrir à ses fans ce qu’ils voulaient par-dessus tout : De la musique qui décape, qui est rapide et qui frappe dans le tas. Un excellent album digne de ce nom pour Kreator qui marquait une sorte de renaissance pour le groupe.

Arkona – Lepta – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #935
Arkona – Lepta – 2004
Russie

Sortir deux albums en huit mois, il faut quand-même le faire quand on est un petit groupe qui débute et qui veut faire sa place dans le vaste monde métallique mondial. Аркона (Arkona) avait réussi cet exploit avec brio en nous présentant son deuxième album Лепта (Lepta) huit mois après la sortie de son tout premier album. Masha et sa bande poursuivaient ce qu’ils avaient entrepris en augmentant la qualité des pièces et leur technicité dans un mélange tournant autour du Black Metal avec d très fortes doses de Folk. Les flûtes, les claviers et les guitares abrasives faisaient partie intégrantes des compositions de Masha et ce qui surprenait le plus c’est que la petite bonne femme était seule à bord de son navire avec des musiciens invités à jouer sur les deux premiers albums. Ce n’est qu’à partir du troisième album que le projet solo de Maria Arkhipova (Masha Scream) s’est transformé en groupe à part entière. Masha est toutefois toujours demeurée la grande tête pensante du groupe et c’est grâce à elle si Arkona a pu rapidement gravir les échelons et ainsi devenir l’une des figures de proue du Folk Metal mondial. Lepta était seulement le deuxième album mais servira à paver la voie du groupe pour la suite extraordinaire du groupe et des sorties qui suivront.

Devin Townsend – DevLab – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #934
Devin Townsend – DevLab – 2004
Canada

DevLab de Devin Townsend ne plaira sans doute pas à la majorité des métalleux et pour cause. Cet album, comme son nom l’indique, est un gigantesque laboratoire sonore dans lequel Townsend expérimente avec les sons. Ce dernier a même donné une description à ce projet : Heavy Metal Ambiance et affirme que c’est un des albums dont il est le plus fier mais qu’il sait pertinemment qu’il n’attirera pas beaucoup de fans. Alors Sinistros, pourquoi tu en parles dans ton évolution métallique alors si cet album est un des plus bizarres de Townsend? Tout simplement car DevLab est loin d’être bizarre et que d’une certaine manière, il a contribué à démystifier la musique Industrielle et expérimentale et à présenter aux métalleux désireux d’élargir leurs horizons une plateforme sonore différente qui pourrait leur permettre d’évoluer et de créer autre chose que du standard préétabli en incorporant des éléments totalement à l’opposé de la musique dite normale. DevLab n’est certes pas un album conventionnel mais il demeure tout à fait intéressant pour la suite des choses!

Marduk – Plague Angel – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #933
Marduk – Plague Angel – 2004
Suède

La réputation du groupe Suédois Marduk n’était plus à faire en 2004. Avec un neuvième album, Marduk dominait depuis un bon bout de temps la sphère du Black Metal Scandinave sans chager de sonorité d’album en album. Sur Plague Angel, le groupe persistait et continuait à nous imprégner de sa musique noire et acérée en nous balançant des riffs mordants et une rythmique d’une vitesse phénoménale. Marduk montrait aux impies ce qu’est le véritable Black Metal et leur montrait la voie à détester encore plus la religion, en l’occurrence toute la Chrétienté avec son message prônant le Satanisme et la grande noirceur. Alors que le nom du groupe fait référence à un des Dieux de la première génération, Dieu de la lumière qui plus est, le nom Marduk ainsi attribué faisait office de moquerie envers toutes les religions et par le fait même de blasphème extrême. Fortement déconseillé si pour vous la piété est dans vos valeurs primordiales.

God Dethroned – The Lair of the White Worm – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #932
God Dethroned – The Lair of the White Worm – 2004
Pays-Bas

God Dethroned est l’un de ces groupes n’ayant pas vraiment connu la notoriété dont ils méritaient. Au fil de ses albums, le groupe des Pays-Bas aurait pu aisément se retrouver bien plus haut dans la grande scène métallique mondiale mais même s’il demeure connu des fans de musique plus extrême, son nom circule moins dans les discussions entre métalleux. Pourtant, la musique de God Dethroned est d’une qualité tout de même assez élevée et le groupe n’a jamais vraiment fait de faux pas avec l’un de ses albums. La preuve est qu’en écoutant attentivement The Lair of the White Worm, on constate que le degré de composition est assez impressionnant et regorge de textures musicales de haut niveau et des structures assez complexes tout en gardant le cap vers la mélodie et les éléments accrocheurs pour captiver l’auditeur. Malgré moins de reconnaissance que certains groupes du même genre, il est indéniable que God Dethroned a eu une influence sur plusieurs groupes et continue à maintenir cette influence depuis ses tout débuts. Si vous ne connaissez pas encore le groupe et cet album, je vous conseille fortement de vous y mettre!

Die Apokalyptischen Reiter – Samurai – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #931
Die Apokalyptischen Reiter – Samurai – 2004
Allemagne

Ayant signé sur Nuclear Blast pour son quatrième album, Die Apokalyptischen Reiter s’était assuré de faire sa place sur la grande scène métallique mondiale. Avec Samurai, le groupe Allemand avait poussé sa sonorité encore plus loin en incorporant divers styles musicaux passant du Death Metal pur et dur au Rock And Roll puis revenir au Heavy Metal pour repartir de plus belle avec des éléments électroniques sans oublier ses racines Folk. On dit de Samurai que c’est l’apogée du groupe dans sa carrière, du moins il est évident que c’est l’album le plus complet et le plus divertissant et fort probablement le meilleur de la discographie. Samurai nous montre et nous prouve que mélanger les styles peut être bénéfique et surtout être influent sur toute une génération de nouveaux musiciens. Si vous aimez quand ça brasse et que c’est entraînant d’un bout à l’autre d’un album, Samurai est tout à fait indiqué pour passer une cinquantaine de minutes avec la mâchoire grande ouverte!

Anaal Nathrakh – Domine Non Es Dignus – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #930
Anaal Nathrakh – Domine Non Es Dignus – 2004
Angleterre

Sur Domine Non Es Dignus, le duo Anglais Anaal Nathrakh avait poussé le bouchon de l’extrémisme musical encore plus loin avec un parfait mélange de Black Metal, de Grindcore et d’Industriel d’une sauvagerie sonore à glacer le sang des non-initiés. C’est aussi avec cet album que le duo a établi les bases solides de sa sonorité qui deviendra sa marque de commerce pour tous les autres albums à suivre. Alliant des riffs mélodiques avec une rythmique à fond de train et des vocaux tantôt hurlés et distorsionnés, tantôt clairs avec une touche Heavy Metal des années 80, Anaal Nathrakh venait de briser des barrières en permettant d’aller encore plus loin dans le monde du Métal extrême. Le côté très mécanique des pièces venait renforcer cette sensation d’agression sonore et se prêtait merveilleusement aux diverses textures musicales proposées. Season of Mist avait vu juste en signant le groupe pour ce deuxième album, la production s’en trouvait améliorée et rendait justice aux compositions de l’album. Anaal Nathrakh venait d’entrer dans la cour des grands et se taillerait une place importante dans la grande scène métallique mondiale à partir de ce moment.

Tsjuder – Desert Northern Hell – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #929
Tsjuder – Desert Northern Hell – 2004
Norvège

La formation Norvégienne Tsjuder fait partie de la nouvelle vague de groupes Black Metal Scandinaves qui, au tournant des années 2000, ont brandi la flamme bien haut en faisant évoluer le genre. Après deux albums à la sonorité vicieuse et crasseuse, Tsjuder s’était retrouvé sur Season of Mist pour son troisième album. Desert Northern Hell jouissait d’une bien meilleure production qui rendait justice aux compositions incisives du groupe, ce qui a également permis au trio de conquérir la grande scène Black Metal mondiale. C’est à grands coups de riffs sauvages et une rythmique changeante que Tsjuder a présenté Desert Northern Hell à la populace métalleuse et c’était plutôt réussi. Ce troisième album s’inscrit comme étant la pierre angulaire de la courte discographie du groupe. À écouter en se tenant sur nos gardes car cet album n’est pas destiné à ceux qui ne sont pas familiers avec le métal noir extrême.

The Ocean Collective – Fluxion – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #928
The Ocean Collective – Fluxion – 2004
Allemagne

Contrairement à son premier album qui était pratiquement instrumental d’un bout à l’autre, le deuxième album de The Ocean Collective, alors appelé The Ocean, avait recruté pas moins de sept chanteurs pour parfaire ses compositions complexes et bizarroïdes. Décrire la musique du groupe n’était déjà pas une chose aisée à l’époque tant les diverses sonorités et différentes textures qui soudaient les pièces étaient éclatées et loin des standards établis. Sur Fuxion, The Ocean nous faisait voyager dans diverses atmosphères tantôt douces et vaporeuses, tantôt sauvages et granuleuses nous donnant l’impression de toujours être en constant conflit entre deux états d’esprit. The Ocean, ce n,est pas pour tout le monde j’en convient. Mais quiconque a ce désir de découvrir des éléments plus étranges et moins conformes se doit d’écouter cet album afin de se ressourcer musicalement et de découvrir tout un monde inhabituel!

Vreid – Kraft – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #927
Vreid – Kraft – 2004
Norvège

La mort tragique de Valfar avait tellement secoué les membres de Windir que la décison fut prise de mettre fin au projet. Trois de ces membres fondèrent Vreid directement sur les cendres encore chaudes de Windir pour un tout nouveau départ qui mènera la nouvelle entité vers de plus hauts sommets dans la grande scène métallique mondiale. De prime abord, on constatait que la musique de Vreid était quelque peu différente de celle de son prédécesseur malgré un certain fil conducteur qui reliait la défunte formation à la nouvelle. Sur Kraft, Vreid proposait un Black Metal plus mélodique et teinté de Thrash et avait mis de côté la partie Folk et Viking qui avait fait la renommée de Windir. Le nouveau groupe jouait beaucoup avec les contrastes de tempo passant de très rapides à plus lent en l’espace de quelques mesures et en général, Kraft jouissait d’une bien meilleure production. Les nouvelles bases étant jetées, Vreid pouvait partir à l’assaut du monde métallique tout en conservant l’essence et l’âme de Windir. Un excellent premier album qu’il nous faut découvrir sur le champ!

Enslaved – Isa – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #926
Enslaved – Isa – 2004
Norvège

Enslaved. Ce groupe Norvégien qui a évolué à une vitesse figurante, passant du Black Metal cru et direct au Progressif cérébral en l’espace de quelques albums au grand dam des fans des tout débuts. Avec Isa, rendu à son huitième album, il était clair que le groupe ne reviendra fort probablement jamais à ses débuts et continuerait à évoluer vers de nouvelles sonorités et textures musicales. Enslaved est un parfait exemple de groupe qui n’a jamais voulu stagner dans un créneau fermé et qui a toujours mis à l’avant plan un principe fondamental de musiciens désireux d’explorer de nouvelles avenues. La création au sens large était donc le but ultime de Ivar Bjornson et de Grutle Kjellson et le terme artistique était évidemment de mise pour décrire le parcours du duo de génies de la composition. Isa était un autre chef d’œuvre de Enslaved et ça ne s’arrêterait aucunement là car la suite serait de plus en plus mémorable, complexe et à couper le souffle. Un excellent album d’un groupe sans pareil qui a forgé le métal progressif à grands coups de riffs et de structures sophistiquées. Cérébral vous dites?

Behemoth – Demigod – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #925
Behemoth – Demigod – 2004
Pologne

Demigod allait définitivement implanter la « nouvelle » sonorité de Behemoth. Bien que certaines traces de Black Metal persistaient au travers des éléments de l,album, le Death Metal technique et très noir faisaient maintenant partie intégrante du son Behemoth. Avec une sauvagerie musicale sans pareil et des structures changeantes, Nergal était parvenu a obtenir un statut de compositeur hors pair et fort talentueux et on pourrait même élever le bonhomme au stade de génie musical dans son genre. Plusieurs fans des débuts n’appréciant pas ce que le groupe était devenu, les critiques négatives envers les albums fusaient partout sur la planète. Qu’à cela ne tienne, Behemoth continuerait à nous bombarder de ses riffs diaboliques et audacieux devenant ainsi un modèle pour plusieurs groupes dans les deux décennies à venir. Un autre excellent album de la part du trio Polonais et une réussite sur toute la ligne!

Krisiun – Bloodshed – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #924
Krisiun – Bloodshed – 2004
Brésil

Au milieu des années 2000, le trio Brésilien Krisiun était déjà bien établi dans la grande scène Métallique mondiale. Son sixième album, Bloodshed, avait été froidement accueilli par certains fans qui le trouvaient trop simpliste. Parfois, même la simplicité la plus désarmante peut offrir de solides pièces et des albums différents qui frappent tout aussi fort. Bien sûr que le côté technique de Krisiun n’était pas au rendez-vous sur cet album et il y a fort à parier que le groupe avait pris cette décision pour tenter quelque chose de nouveau ce qui avait été grandement réussi. Bloodshed dans sa toute simplicité nous balançant des éléments forts et même des tritons rappelant un certain groupe Québécois que nous chérissons tous. Blooshed est un pur album de Death Metal dans les dents avec une force de frappe comme le Death Metal était à l’origine : Sans artifices et direct. À écouter sans plus attendre avec un volume élevé!

Samael – Reign of Light – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #923
Samael – Reign of Light – 2004
Suisse

Samael avait commencé à changer de sonorité en 1996 avec son album Passage qui marquait justement un certain passage vers la musique Industrielle. L’album suivant, Eternal, allait renforcer cette mouvance vers des sonorités plus mécaniques de la part des frères Locher mais le clou définitif serait planté sur Reign of Light, album qui solidifiera définitivement le nouveau Samael, le Samael qui nous offrira un excellent mélange de guitares et d’éléments Industriels et très axés sur les machines. Tout ceci ne plaira forcément pas à tout le monde, surtout les fans du côté Black Metal du groupe mais en fin de compte, Samael évoluait vers une nouvelle tendance plus riche en sonorités et en atmosphère et ce serait vraisemblablement pour le mieux. Reign of Light comportait le meilleur des deux mondes avec des pièces puissantes et éclatées qui deviendront la marque de commerce du groupe Suisse. Un excellent album pour quiconque n’a pas peur d’ouvrir son esprit pour découvrir des richesses sonores sans pareil.

Aura Noir – The Merciless – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #922
Aura Noir – The Merciless – 2004
Norvège

Le Black Metal vicieux et cru de Aura Noir se poursuivait sur le troisième album du groupe. Même si la production de The Merciless n’était pas la meilleure au monde, il se dégageait de cet album une atmosphère glauque et froide et une sonorité de la vieille école qui décapait les tympans. Bien sûr, Aura Noir ne jouait pas la carte de la musique technique, le groupe préférait y aller avec des riffs simples mais directs un peu à la manière du Punk avec une rythmique rapide et sauvage. Le groupe Norvégien avait réussi à bien mélanger les éléments du Black Metal malsain avec la fougue du Thrash Metal donnant ainsi des pièces qui frappent fort et qui nous font bouger de la tête. Que demander de plus?

3 Inches of Blood – Advance and Vanquish – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #921
3 Inches of Blood – Advance and Vanquish – 2004
Canada

Le premier album de 3 Inches of Blood avait valu au groupe de se trouver un label digne de ce nom pour lui permettre de se développer et de gravir les échelons du Heavy Metal mondial. Roadrunner Records avait donc sorti le deuxième album du groupe au titre épqieu de Advance and Vanquish. Cet album jouissait d’une bien meilleure production et marquait un changement de sonorité pour 3 Inches of Blood qui passait du Thrash/Speed Metal au Power/Heavy MEtal épique et glorieux avec les riffs de guitares majestueux et la voix digne des Rob Halford et compagnie. Le groupe de Vancouver brandissait bien haut la flamme originelle en ajoutant du piquant provenant de sa propre sauce offrant ainsi à une toute nouvelle génération les solides bases qui ont forgé le Heavy Metal à grands coups de guitares bien affutées et de rythmique qui bardasse et qui nous donne envie de brandir le poing, de faire le signe des cornes et de se branler la tête en chantant en cœur Destroy the Orcs! Un excellent album de la part d’un excellent groupe que l’on doit prendre en considération dans cette belle aventure métallique!

Cradle of filth – Nymphetamine – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #920
Cradle of filth – Nymphetamine – 2004
Angleterre

À partir de son sixième album, Cradle of Filth commençait à subir le mépris des fans des tout débuts du groupe. Dani Filth et sa troupe de sombres lurons s’aventuraient de plus en plus vers des sonorités plus Gothiques délaissant le Black Metal qui avait fait la renommée de Cradle of Filth. Pourtant, Nymphetamine contenait d’excellentes pièces et des riffs avec du mordant avec des arrangements symphoniques fantastiques. Cette aversion pour le changement en rebutait plusieurs mais ce dit changement allait voir le groupe Anglais monter en grade vers les plus hauts sommets du Métal plus extrême en initiant de nouveaux fans à cette musique caustique. Bien que certains l’affirmaient haut et fort, Nymphetamine était encore bien loin d’être commercial et renfermait de petits bijoux du genre. Un excellent album à écouter d’un bout à l’autre sans interruption!

Bloodbath – Nightmares Made Flesh – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #919
Bloodbath – Nightmares Made Flesh – 2004
Suède

Après le départ de Mikael Akerfeldt, Bloodbath avait trouvé en la personne de l’illustre Peter Tagtgren le chanteur idéal pour combler l’énorme trou laissé par Akerfeldt. Le résultat fut éclatant et totalement destructeur, le deuxième album fut une réussite sur toute la ligne et Bloodbath prouvait qu’il était toujours une grosse pointure du Death Metal Suédois. Musicalement parlant, le groupe ne changeait pas vraiment si ce n’est que la voix de Tagtgren était moins profonde que celle de son prédécesseur ce qui n’enlevait absolument rien à la qualité des pièces, au contraire, un vent de fraîcheur soufflait dans le camp de Bloodbath. Nightmares Made Flesh sera le seul et unique album avec Tagtgren au vocal puisque que Akerfeldt sera de retour en 2008 pour un mini album et un ultime album avant de repartir pour mener son projet principal vers de plus hautes sphères. Un excellent album de pur Death Metal à sauce Suédoise qui mérite amplement sa place dans la grande évolution métallique!

Shadows Fall – The War Within – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #918
Shadows Fall – The War Within – 2004
États-Unis

Avec The War Within, son quatrième album, Shadows Fall s’était placé les pieds solidement dans la grande scène métallique mondiale devenant de plus en plus populaire auprès d,une certaine communauté de métalleux. Le côté Death Metal mélodique était toujours au rendez-vous avec des riffs puissants et des structures musicales t`res proches de ce qui se faisait à Gothenburg mais en même temps, l’attrait du Metalcore et de la popularité commençaient à prendre plus de place sans toutefois tomber dans le piège de la musique bonbon généralement reliée au Metalcore. Malgré de bonnes pièces solides et une sonorité suffisamment grinçante, le groupe ne réussira jamais à conquérir le cœur des métalleux purs et durs et finira par se contenter d’un public préférant le côté plus commercial de la musique plus lourde et devenant ainsi le porte étendard d’un genre boudé par une forte majorité de métalleux à l’échelle mondiale. Mais, même si Shadows Fall devenait de plus en plus populaire auprès des fans de Metalcore, il n,en demeure pas moins que The War Within est un excellent album amplement influent pour l’évolution métallique.

Vader – The Beast – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #917
Vader – The Beast – 2004
Pologne

Vader est une autre de ces formations ayant eu une carrière plutôrt stable sans réellement décevoir au fil de ses albums. Son huitième album, The Beast, ne faisait pas exception aux précédents, offrant encore une fois une musique agressive, directe et fort bien produite. Certains diront que Vader ne s’est jamais réinventé et c’est vrai. Mais, est-ce que le groupe pionnier du Death Metal avait à se réinventer? Pas nécessairement. La bonne vieille recette a toujours été efficace et appréciée des métalleux en général et chaque album est une surprise sans réelle surprise, comme un bon plat familier préparé par notre mère. On en redemande encore et encore et c’est toujours excellent. The Beast est un album de Death Metal commun mais assez important dans l’histoire métallique pour en faire partie, comme la majorité des albums de Vader finalement. Du bon Death Metal pur et dur comme il se doit d’être joué et une tuerie sonore qui fait du bien à entendre. Cessons ces critiques négatives et écoutons à plein volume pour savourer chaque bouchée!

Rotting Christ – Sanctus Diavolos – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #916
Rotting Christ – Sanctus Diavolos – 2004
Grèce

Peu nombreux sont les groupes cumulant une discographie presque parfaite sans faux-pas. Rotting Christ est l’une de ces formations de Métal Extrême qui n’a jamais fléchi au fil de ses sorties d’albums et rendu à Sanctus Diavolos, son huitième album, le duo des frères Tolis était toujours en pleine possession de ses moyens et nous offrait toujours une musique de qualité avec des compositions à couper le souffle. Le groupe avait mis cartes sur table dès ses premiers instants avec un Black Metal vicieux et caustique qui s’était transformé avec les albums suivants en un sombre mélange de Black Metal mélodique et de Gothic Metal froid et riche en sonorités diverses. Sanctus Diavolos n’était que la continuité de l’œuvre de Rotting Christ, œuvre qui continuera de nous émerveiller encore et encore jusqu’à aujourd’hui. Un exemple parfait de groupe constant où le compromis n’est pas une option.