L’Évolution Métallique selon Sinistros #1629
Paganizer – Land of Weeping Souls – 2017
Suède
Le fameux son du Death Metal Suédois n’est plus à présenter depuis des lunes et nombreux sont les groupes ayant forgé cette identité propre qui a influencé une très grande partie des groupes de Death Metal depuis ses tout débuts vers la fin des années 80. Rogga Johansson est l’un de ces pionniers qui sont là depuis les balbutiements du genre avec ses plus que nombreux projets au fil des 30 dernières années. Paganizer est l’un de ces projets qui perpétue la flamme originelle album après album en fournissant toujours de la qualité, de la véracité et du pur Death Metal à la sauce Suédoise. Land of Weeping Soul, dixième album de la discographie ne proposait rien de nouveau et c’était tant mieux! Paganizer continuait de livrer ce qu’il faisait de mieux avec toute la fougue qu’il faut pour livrer cette sonorité granuleuse à grands coups de riffs bien gras et une rythmique destructrice à souhait. Un excellent album de pureté métallique qu’il faut écouter avec un haut débit sonore en se laissant aller la tête pendant les 35 minutes et les dix pièces qu’il contient!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1628
Tau Cross – Pillar of Fire – 2017
International
Si le nom Tau Cross ne vous dit pas grand-chose, c’est un peu normal car même si la formation comptait en ses rangs des membres de Voïvod et Amebix, peu de métalleux connaissent le projet et il est capital de le présenter pour ses deux premiers albums qui proposaient un heureux mélange de Heavy Metal et de Crust Punk pas piqué des vers. Away de Voïvod assurant les parties de batterie et Rob Miller les voix, Tau Cross avait réussi à parfaire un mélange difficile d’accès pour le métalleux peu curieux d’ouvrir ses horizons. Pourtant, Pillar of Fire offrait suffisamment de puissance de feu et de riffs vitriolés pour entrer dans la catégorie métallique et en inflkeuncer le cours de son histoire à sa façon. Si vous avez l’âme aventureuse et que les sonorités plus Alternatives ne vous interpellent, Tau Cross est tout à fait indiqué pour égayer vos soirées avec un son qui pourrait s’apparenter à un mariage entre Motörhead et Killing Joke. Tous les membres du groupe à l’exception de Rob Miller quitteront le groupe à l’exception de Rob Miller après l’enregistrement du supposé troisième album dû à des louanges à un personnage qui réfute l’holocauste.
Au fil de ses sorties, les pionniers du Death Metal Polonais Decapitaed étaient passés du très technique à un son plus axé vers le Groove Metal tout en gardant ses racines purement Death. Bine évidement, les fans des premiers instants avaient crié et rouspété au point où les avbis étaient mitigés. Aniticult, septième album du groupe, avait subi les foudres des fans qui décriaient la mollesse de la nouvelle sonorité et du nouveau chemin musical empruntés par la formation mais il y avait aussi une bonne partie d’amateurs qui avaient encensé l’album avec ses rythmiques lourdes plus accessibles et ses riffs plus minimalistes qui donnaient des compositions entraînantes et plus facile d’accès pour un plus grand nombre d’auditeurs. Est-ce qu’Anticult était un mauvais album pour autant? Bien sûr que non! Les pièces et la sonorité demeuraient grinçantes et puissantes et plus accessible ne signifie pas moins bon. Certains éléments techniques étaient toujours au rendez-vous et le son global du groupe avait pris une différente tangente qui ne plaisait pas d’un côté mais qui allait chercher de nouveaux et anciens adeptes de l’autre. Quoiqu’il en soit, Anticult est un excellent album qui déménage et qui swing amplement prouvant que les Polonais étaient toujours capables de nous en donner pour notre argent!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1626
Vintersorg – Till Fjälls del II – 2017
Suède
Si vous aimez le Viking Metal et par le fait même le Progressif teinté de Folk, Vintersorg est tout à fait indiqué pour vous faire passer de très bons moments immersifs dans une musique intelligente et extrêmement bien travaillée, arrangée et composée. De son vrai nom Andreas Hedlund, Vintersorg roule sa bosse depuis le début des années 90 ayant œuvré ou toujours œuvrant au sein de plusieurs formations mythiques telles que Borknagar, Otyg, Cronian ou son projet solo Vintersorg qui a connu une ascension fulgurante dès son premier album. Rendu à son dixième album, le projet Vintersorg n’avait plus rien à envier à quiconque et ce Till Fjälls del II prouvait que le bonhomme était indéniablement un sacré compositeur qui signait ici possiblement son meilleur album en carrière, tous projets confondus. Cette suite de son premier album du même nom réitère l’importance de Hedlund sur la musique extrême et peaufinée en continuant de mttre son grain de sel sur la belle grande évolution métallique. Un artiste multi-instrumentiste à découvrir si ce n’est déjà fait!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1625
Origin – Unparalleled Universe – 2017
États-Unis
Vitesse supersonique, technicité exemplaire et brutalité sonore. C’est ce que les pionniers de Origin offrent depuis leurs tout débuts en 1997. Le groupe Américain est rapidement devenu un chef de file dans la musique extrême multipliant les albums sans jamais réellement répéter la même chose deux fois tout en gardant une certaine ligne directrice qui défini la sonorité de la formation. Comme pour son prédécesseur, Unparalleled Universe, septième album de la discographie, avait subi les foudres de bien-pensants qui trouvaient le contenu plus mou et plus léché que sur les premiers albums. Pourtant, ces deux albums ont de très grandes qualités techniques et avaient permis au groupe de se tailler une belle place dans la longue liste des grands noms du genre et Unparalled Universe fait définitivement partie de ces albums importants pour l’évolution métallique. Allez, pas de niaisage, à vos casques d’écoute et grimpez le volume!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1624
Municipal Waste- Slime and Punishment – 2017
États-Unis
Le Thrash Metal et le Hardcore ont toujours été liés depuis l’avènement du Crossover qui servait de pont entre les deux au début des années 80. Des groupes comme D.R.I. et S.O.D. ont largement contribué à l’essor du genre et a fini par faire des petits au tournant des années 2000 avec des formations comme Municipal Waste qui avait repris les éléments clés du genre en le rendant plus moderne et plus caustique. Le sixième album de la discographie du groupe nous ramenait aux racines mêmes du Crossover originel avec ses riffs bien aiguisés, son humour noir et sa fougue musicale. Un album plus qu’explosif qu’on se doit d’écouter pour bien comprendre cette belle évolution métallique et surtout bien comprendre qu’elles en sont les origines.
Voici revenu le temps de dévoiler les tops de l’année qui vient de passer. Pour 2024, on a eu une grosse année en frais d’excellentes sorties mais je n’ai pas pu tout mettre dans la liste car grâce à Postes Canada, je suis encore en attente de trois albums provenant de l’Europe, albums qui ne feront pas les tops 2024 pour une raison uniquement de temps.
Par les années passées, plusieurs albums en format numérique avaient été chroniqués et pour 2024, un changement dans ma ligne directrice fait en sorte que seules les copies physiques allaient recevoir une chronique ce qui fera un top 44 pour Hurlemort en 2024. Je sais, je suis un bon mois en retard mais c’était voulu dès la fin de décembre 2024 que les tops seraient remis à fin janvier 2025 dans l’espoir de recevoir certains albums manquants qui ne sont toujours pas arrivés à ce jour.
2025 est à peine commencé que se pointent de gros albums à l’horizon! Comme pour 2024, seules les copies en format physiques seront chroniquées et j’ai déjà plusieurs albums 2025 en pré-commande, albums qui sont attendus de pied ferme et avec impatience!
Le voici ce top 44 2024 de Hurlemort, basé sur les notes données au niveau de la composition, l’exécution, l’ambiance, la production et l’appréciation générale. Plusieurs albums ont obtenu la même note et il a été difficile (comme d’habitude) de bien départager les albums pour leur donner une position.
01 – Alarum – Recontinue
02 – Opeth – The Last Will and Testament
03 – Ihsahn – Ihsahn
04 – Borknagar – Fall
05 – Nile – The Underworld Awaits Us All
06 – Lucifer – Lucifer V
07 – Sarke – Endo Feight
08 – Blood Incantation – Absolute Elsewhere
09 – Thy Catafalque – XII: A gyönyörü álmok ezután jönnek
10 – Anciients – Beyond the Reach of the Sun
11 – The Vision Bleak – Weird Tales
12 – Uncle Acid & The Deadbeats – Nell Ora Blu
13 – Devin Townsend – Powernerd
14 – The Cure – Songs of a Lost World
15 – Rotting Christ – Pro Xristou
16 – Hideous Divinity – Unextinct
17 – Ministry – HOPIUMFORTHEMASSES
18 – Cyberaktif -eNgame
19 – Iotunn – Kinship
20 – Satan – Songs in Crimson
21 – Tribulation – Sub Rosa in Aeternum
22 – Genetic Error – Fake World
23 – The Monolith Deathcult – The Demon Who Makes Trophies Of Men
24 – Oranssi Pazuzu – Muuntautuja
25 – Nasty Savage – Jeopardy Room
26 – Necrophobic – In The Twilight Grey
27 – Saxon – Hell, Fire and Damnation
28 – Daath – The Deceivers
29 – Nocturnus AD – Unicursal
30 – Spectral Voice – Sparagmos
31 – Insurrection – Obsolescence
32 – Darkthrone – It Beckons Us All……
33 – Bodyfarm – Malicious Ecstasy
34 – Judas Priest – Invincible Shield
35 – Vltimas – Epic
36 – Kirlian Camera – Radio Signals for the Dying
37 – High On Fire – Cometh The Storm
38 – Loreena McKennitt – The Road Back Home
39 – Deicide – Banished by Sin
40 – Ribspreader – Reap Humanity
41 – Suicidal Angels – Profane Prayer
42 – Blood Red Throne – Nonagon
43 – Kerry King – From Hell I Rise
44 – Accept – Humanoid
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1623
Goatwhore – Vengeful Ascension – 2017
États-Unis
Goatwhore roule sa bosse depuis 1997 et en infatigable machine de Black Metal, le groupe Américain a toujours livré de très bons albums au fil de sa carrière. Vengeful Ascension, septième de la discographie, offrait ce que la formation de la Nouvelle Orléans a toujours fait de mieux sans réellement changer sa recette initiale. Riffs incisifs et mordants, rythmique puissante et production sans failles sont au cœur des compostions qui couvrent l’ensemble de cet album oscillant entre le Black Metal rapide et caustique, le Thrash Metal dans les dents et certains éléments de Death Metal noirci. Nul besoin de réinventer la roue quand elle fonctionne et roule encore très bien. Un très bon disque de pur Rock And Roll granuleux « boosté » aux stéroïdes !
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1622
Entrails – World Inferno – 2017
Suède
Quoi de mieux qu’un gros Death Metal bien gras pour débuter une journée du bon pied? Bien que peu connue, la formation entrails fait tout de même partie des pionniers du genre en Suède. Ayant vu le jour au début des années 90, le groupe a contribué à développer le fameux son Suédois avec la légendaire Boss HM-2 et sa sonorité si caractéristique. Ce n’est qu’en 2009 que Entrails est revenu d’entre les morts avec ses toutes premières démos qui conduisirent le groupe vers son premier album explosif en 2010. World Inferno est donc le cinquième album de la discographie, album qui reprends exactement cette illustre sonorité avec toute la sauvagerie qui vient avec. On ne réinvente absolument rien mais c’est tellement satisfaisant! Des compositions crues et directes avec des riffs incisifs et bien juteux bien implantés sur une rythmique qui frappe fort. Que demander de plus? Un excellent album de Death Metal qui nous rentre dedans!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1621
Carach Angren – Dance and Laugh Amongst the Rotten – 2017
Pays-Bas
Quand on parle des Pays Bas en matière métallique, on pense immédiatement au fameux Death Metal initié par les Asphyx, Sinister ou Pestilence. Mais, une formation s’est démarquée vers la deuxième moitié des années 2000 avec un Black Metal Symphonique idéal pour les trames sonores des films de Tim Burton. Le génie de composition des membres du groupe est venu brouiller les cartes avec des arrangements époustoufflants et des idées incroyables dès son premier album. Dance and Laugh Amongst the Rotten, cinquième album de la discographie, nous montrait un Carach Angren encore plus mature au niveau des arrangements avec des textures et des éléments symphoniques macabres et horrifiques pour nous nous sortir de notre zone de confort. La réputation du groupe Néerlandais n’était plus à faire et ses deux membres officiels se plaçaient bien haut parmi les influenceurs de la musque extrême. Un autre chef d’œuvre à considérer si on aime la musique classique et le Black Metal incisif et puissant!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1620
Suffocation – …of the Dark Light – 2017
États-Unis
Mine de rien, la formation Suffocation a contribué à façonner la musique extrême beaucoup plus que certains pourraient le penser. Non seulement le groupe a contribué à implanter le Death Metal brutal avec les des riffs complexes et la voix unique de Frank Mullen, au fil des albums, Suffocation a réussi l’exploit d’influencer un autre genre qui fera son entrée au début des années 2000 et bien que le Deathcore soit boudé par beaucoup de métalleux, il n’en demeure pas moins que le genre découle directement du son de Suffocation. …of the Dark Light, huitième album de la discographie, nous montrait un Suffocation au sommet de son art malgré une faible évolution dans le style et les sonorités. Quand on est un pionnier et un pilier de cette importance, pourquoi changer une recette gagnante? Cet album sera le dernier pour Frank Mullen qui quittera la formation l’année suivant la sortie de l’album et l’arrivée d’Eric Morotti à la batterie. Suffocation poursuivait sa suprématie du Death Metal et nous donnait une grosse leçon de musique pas gentille du tout!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1619
Necrot – Blood Offerings – 2017
États-Unis
On dira bien ce que l’on voudra à propos de la musique extrême, une chose est sûre : Le Death Metal n’a pas été inventé pour plaire à tout le monde et la formation Américaine Necrot avait très bien compris cette réalité dès son premier album. Blood Offerings s’est comme un album culte à la minute où il est sorti avec ses riffs gras et caustiques bien assis sur une production granuleuse et juteuse à souhait. Le trio Américain proposait des compositions axées sur la puissance et la rapidité laissant de côté toute technicité excessive en préférant les éléments minimalistes pour donner plus d’impact et de tonus à ses pièces. Necrot nous donnait une super leçon de Death Metal et nous montrait clairement comme le rendre et le jouer. La suite en sera irrémédiablement explosive!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1618
Vallenfyre – Fear Those Who Fear Me – 2017
Angleterre
La formation Anglaise Vallenfyre n’est pas la plus connue dans le monde du Death Metal mondial. Pourtant, la formation compte des illustres membres comme Gregor Mackintosch de Paradise Lost et un certain Waltteri Väyrynen actuel; batteur de Opeth et ancien batteur de Paradise Lost. Vallenfyre aura eu une vie très courte entre 2010 et 2018 nous offrant une toute aussi courte discographie. Courte mais intense avec trois albums dignes de ce nom! Le dernier avant la séparation du groupe nous proposait un Death Metal noir teinté d’éléments Doom Metal avec des riffs gras et des guitares sursaturées avec la sonorité des légendaires groupes de Death Metal Suédois en plus original et surtout en plus lourd et oppressant. Avec Fear Those Who Fear Me, les non-initiés avaient raison de craindre la sonorité de Vallenfyre car elle recelait un côté malsain tout en étant incroyablement bien exécutée et composée. Dommage qu’une séparation ait eu raison du groupe en 2018 car on en aurait pris encore plus de sa part! Quoiqu’il en soit, Vallenfyre aura laissé sa marque sur le Death Metal pas gentil et est définitivement un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait. Tout à fait puissant!
Dans le vaste monde métallique dominé (avouons-le) essentiellement par les hommes depuis les balbutiements du Heavy Metal, les femmes ont dû se battre et travailler plus fort pour être prises au sérieux. Tout ça a bien changé au fil des décennies et les femmes, bien que moins nombreuses que les hommes, ont réussi à se faire valoir en se taillant une belle place dans l’univers métallique mondial notamment avec le quintette Suisse Burning Witches. Bien que la sonorité du groupe ne soit pas des plus originales, le groupe reprends les hymnes du Heavy Metal originel avec brio et puissance avec la fougue de la jeunesse et des riffs bien aiguisés. On reconnaît les éléments initiés par les Judas Priest, Warlock et Primal Fear et c’est fait avec conviction et professionnalisme. Ce premier album aura suffisamment de succès pour attirer l’attention de Nuclear Blast qui signera les demoiselles pour leurs trois albums suivants. Un excellent premier album de pur Heavy Metal caustique et mélodique à se mettre dans les oreilles qui prouve que ces sorcières ne se laissent pas mettre au bûcher si facilement!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1616
Avatarium – Hurricanes and Halos – 2017
Suède
Pour son troisième album, Avatarium avait dû se passer de Leif Edling à la basse. Bien que ce dernier eût composé la majorité des pièces de l’album, il s’était retiré comme musicien pour des problèmes de santé mais était demeuré très près du groupe pour apporter son soutient et ses idées de composition. Avec Hurricane and Halos, Avatarium se dirigeait vers des sonorités plus Hard Rock tout en gardant son côté Doom et mystique qui avait fait sa renommée dès son premier album. La notoriété du quintette prenait de plus en plus d’ampleur et se dirigeait vers des sommets notamment grâce à la voix chaude et envoûtante de Jeannie-Ann Smith qui devenait en quelque sorte un pilier important pour la formation Suédoise. Un autre excellent album de pur Doom signé Leif Edling qui prouvait une fois de plus que son titre de Doomfather était hautement justifié!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1615
Alestorm – No Grave but the Sea – 2017
Angleterre
Savoir mettre le party pour des musiciens est tout un art qui est ardu à maîtriser. Le Folk Metal se prête généralement très bien à cet exercice et la formation Anglaise Alestorm est passée maître de ce sujet depuis la sortie de son premier album. Rendu à son cinquième album, la formation poursuivait son périple sur les eaux troubles à bord de son vaisseau pirate pour justement faire la fête avec tous les métalleux de la planète grâce à ses hymnes joyeux et ses riffs accrocheurs bien agrémentés d’instrumentations propres à la musique Folk. Bien évidemment, Alestorm ne réinventait plus la roue et le style mais il le présentait de façon honnête et surtout de manière magistrale pour s’assurer que le gros fun noir prenne partout où il passe. No Grave but the Sea est un excellent album de ce qu’on appelle maintenant le Pirate Metal et une bonne dose de bonne humeur qui est de mise les soirs de beuverie entre amis!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1614
Sabbath Assembly – Rites of Passage – 2017
États-Unis
Rites of Passage, cinquième album de Sabbath Assembly, était le deuxième album de la discographie depuis les changemnts drastiques tant dans la sonorité que dans les sujets abordés. La présence de Kevin Hufnagel était très palpable, les compostions devenaient de plus en plus complexes tout en gardant cet aspect très lugubre relié aux textures plus Doom Metal qui avait été instauré sur l’album précédent. Jamie Myers nous offrait une fois de plus une performance incroyable avec sa voix chaude et unique et les riffs étaient tout simplement caustiques et bien abrasifs donnât un mélange de pure lourdeur explosive avec des mélodies froides et envoûtantes. Rites of Passage était bien loin des trois premiers albums et sans dénigrer ceux-ci, c’était très bien ainsi! Sabbath Assembly avait rejoint la nouvelle vague de Rock Occulte qui avait pris naissance vers le début des années 2010 et s’imposait comme un chef de file du genre. Rites of Passage est un excellent album qui flirte avec le Progressif, le Doom Metal et le pur Rock Occulte des années 70 mais avec une sonorité moderne et grandiose. Un album qu’il faut absolument écouter, à prendre connaissance et à apprécier à sa juste valeur. Un chef d’œuvre de composition intrigante et bien ficelée!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1613
Earth Electric – Vol1 : Solar – 2017
Portugal
Rune Eriksen est un musicien et compositeur aux multiples facettes et surtout connu pour sa participation dans les projets Aura Noir, Vltimas, Mayhem ou encore Nader Sadek. Autant de projets que de styles différents. Mais le Norvégien d’origine joue également dans une formation Portugaise Earth Electric qu’il a fondé avec sa femme, la chanteuse Carmen Susana Simões. Le seul et unique album du projet nous présente une musique très axée sur les sonorités des années 70 avec un incroyable mélange de Doom, de Rock Progressif et de pur Heavy Metal bien ficelé donnant ainsi vie à des compositions enlevantes et complexes alliant des textures vaporeuses avec des riffs mordants. La voix de Carmen douce et chaleureuse vient mettre un effet très atmosphérique aux pièces et se prête admirablement au style proposé par le groupe. Vol 1 : Solar est un album à découvrir qui remet en perspective les éléments du passé avec ceux du présent et même une touche futuriste et en attendant une deuxième sortie, celle-ci est à écouter à plein régime sonore en se laissant bercer par les superbes mélodies et la puissance de frappe digne des plus grands noms du Progressif.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1612
The Monolith Deathcult – V1 – Versus : It Will Burn Us Without Leaving Ash – 2017
Pays Bas
Dans les années 80, il était impensable, voire hérétique pour les métalleux de même avoir l’idée d’incorporer des claviers et des synthétiseurs dans la pureté du Heavy et du Speed Metal. Il aura fallu un groupe issu de la scène alternative pour briser les barrières et imposer les machines et les sonorités mécaniques dans la musique métallique. Ministry a effectivement ouvert la voie et a influencé tout un genre, en l’occurrence le métal industriel. De joyeux larrons venus des Pays-Bas ont pris le taureau par les cornes au tournant des années 2000 en poursuivant l’application de textures et d’éléments purement mécaniques et Industriels dans leur musique et ainsi perpétuer ce que Ministry avait commencé. The Monolith Deathcult n’est pas des plus connus mais le trio Néerlandais est l’un des chefs de file du mélange de Death Metal avec des éléments électroniques et industriels et avec son sixième album, il avait initié la trilogie V avec la première partie V1 – Versus : It Will Burn Us Without Leaving Ash qui se voulait riche en sonorités diverses, en échantillonages et en riffs bien aiguisés et bien gras. Le tout était habilement déposé sur une rythmique réglée au quart de tour avec beaucoup de claviers et à grands coups de batterie électronique pour donner cet éffet de machine infernale venant détruire la civilisation humaine. Si vous ne connaissez pas encore The Monolith Deathcult et que vous aimez sortir de votre zone de confort, il est temps de vous y mettre et Versus est un excellent point de départ pour vous initier à cette folie sonore faite avec un certain brin d’humour.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1611
Slaegt – Domus Mysterium – 2017
Danemark
La formation Danoise Slaegt a débuté sa carrière en tant que groupe de Black Metal mais a rapidement incorporé des éléments de Heavy Metal à sa sonorité abrasive au fil de ses sorties. Ce changement a débuté sur le deuxième album et a évolué par la suite. Domus Mysterium nous offrait toujours cette noirceur issue du Black Metal mais on sentait que certaines influences venaient se greffer aux compositions, notamment au niveau des riffs et des solos de guitare qui revisitaient les pionniers du pur Heavy Metal des années 80 et certains soubresauts de Thrash et de Speed Metal de la même époque. Bien que les membres du groupes privilégiaient une certaine simplicité, il y avait tout de même une complexité assez appréciable au fil des pièces de l’album et malgré que Slaegt était un parfait inconnu de la grand scène mondiale à cette époque, son apport à la musique noircie est plus qu’appréciable et démontre qu’une petite formation peut aisément se tailler une place vers le sommet en travaillant fort pour y parvenir et c’est exactement ce que Slaegt est en train de faire en comptant sur la sortie des deux albums suivants. Un excellent album cru, franc et direct. Ideal pour les longues soirées d’hiver!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1610
Hate – Tremendum – 2017
Pologne
Rendu à son dixième album, la formation Polonaise Hate n’avait plus vraiment besoin de présentations. Tournant autour d’Adam Buszko, Hate s’est rapidement imposé comme l’un des chefs de file et pionnier de la musique extrême en Pologne. Au fil des albums, le groupe n’a jamais vraiment changé sa recette initiale et a toujours livré de très bons albums au cours de sa carrière. Tremendum ne faisait pas exception à cette règle de qualité musicale initiée au début des années 90 en offrant des riffs gras et amplement complexes pour être en mesure de livrer des compositions enlevantes et surtout intenses. Un parfait exemple de ce que le Death Metal se doit de dégager! Tremendum est considéré comme étant l’un des excellents albums de la discographie de Hate et c’est un pur plaisir auditif d’un bout à l’autre des presque cinquante minutes qu’il contient. Allez, à vos écouteurs ou haut-parleurs en grimpant le volume pour vous imprégner de toute cette hargne sonore! Quoi de mieux pour bien commencer une journée?
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1609
God Dethroned – The World Ablaze – 2017
Pays-Bas
Contre toute attente, God Dethroned était revenu de sa deuxième séparation survenue en 2011, sortant un très bon album en 2014 avec Henri Sattler comme seul membre original de la formation. The World Ablaze n’était peut-être pas le meilleur album, de la discographie mais il contenait amplement de bonnes idées et de riffs mémorables pour en faire un des très bons albums dans la carrière des Néerlandais. On gardait la même recette de Death Metal noirci avec beaucoup de mélodies de guitares et une rythmique puissante bien assise sur des compositions bien ficelées. God Dethroned nous prouvait qu’il était une fois de plus le pionnier qu’il avait toujours été et cet album est à écouter pour ce qu’il est et pour sa très bonne qualité musicale et sonore.
En voulez-vous de la technique? Les Italiens de Hideous Divinity sont passés maîtres en la matière et avec son troisième album, le groupe était passé à la vitesse supérieure avec des riffs encore plus complexes et des structures complétement étourdissantes! Adveniens marquera la fin de l’entente avec Unique Leader Records et permettra aux Italiens de se tailler une belle place chez Century Media et être ainsi en mesure de conquérir l;e vaste monde du Death Metal ultra technique en tant que chef de file du genre. Un album exemplaire qu’il faut connaître et qui a contribué à l’évolution de la musique extrême excessive! Grimpez le son et laissez-vous détruire le cerveau !
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1607
Firespawn – The Reprobate – 2017
Suède
Firespawn est un genre de super groupe réunissant des membres et des ex-membres de Necrophobic, Unleashed, Dark Funeral, Witchery ou encore Entombed pour ne nommer que ceux-ci. Bien que le premier album ait eu un certain succès, ce n’est qu’avec le deuxième que le groupe s’est fait connaître en offrant un Death Metal noirci avec des riffs à la fois ravageurs et mélodiques. The Reprobate contient suffisamment de bonnes idées et d’originalité pour être mentionné comme étant un album influent à sa manière grâce à des compositions bien ficelées et qui rendent justice au genre proposé. Excellente production, riffs incendiaires et rythmique de feu, que de mander de plus? Allez, à vos devoirs mécréants et découvrez un petit bijou d’intensité musicale!
Lorsque j’ai eu l’idée de faire l’évolution métallique selon Sinistros, mon but était initialement de relater l’histoire musicale des sous genres s’y rattachant selon mon expérience personnelle et ma compréhension du phénomène depuis les tout débuts autour de 1970 en présentant non seulement les grands acteurs ayant joué un rôle important au fil des décennies mais aussi de faire découvrir des groupes et des artistes moins connus mais tout aussi importants pour le développement des divers sous branches métalliques. Droid fait partie de cette catégorie. Avec son premier album, la formation de Mississauga revisitait le Thrash Metal originel mais en mettant l’emphase sur la technicité et ses influences Progressives ce qui a résulté des neuf pièces contenues sur Terrestrial Mutations avec des riffs ultra complexes et des structures rappelant étrangement un certain groupe de Jonquière dans la forme et la façon de faire tout en ayant sa propre identité et sa propre sonorité originale. Bien sûr que Droid est loin d’être connu mais le groupe gagne grandement à l’être pour sa qualité de composition et son apport à la musique grinçante plus complexe que la moyenne. Un album parfait à découvrir et à se mettre dans les oreilles le plus rapidement possible pour bien comprendre certains aspects de la belle grande évolution métallique.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1605
Artificial Brain – Infrared Horizon – 2017
États-Unis
Le Death Metal ultra technique et le Progressif ont connu une évolution époustouflante au fil des 30 dernières années dans le vaste monde métallique mondial, chaque groupe et chaque album repoussant les limites pour le prochain qui osera les repousser à nouveau. La formation Américaine Artificial Brain est l’une de ces formations qui avaient fait de la technicité leur cheval de bataille et son deuxième album, Infrared Horizon en rajoutait une couche de plus avec des riffs très complexes et des structures à la fois chaotiques et très ficelées donnant une musique extrême haute en couleurs et en textures incroyables. Cet album donnait le ton à ce qui allait suivre et Artificial Brain est rapidement devenu un incontournable du genre. À écouter le cerveau bien apaisé pour bien saisir toute les notes et les arrangements contenus dans les dix pièces de l’album. Un trois quart d’heure de pure défonce auditive pour les amateurs de musique qui décape!
Le trio Valborg est un de ces groupes hors normes et difficiles à assimiler pour les non-initiés à une musique plus expérimentale. Malgré que la formation Allemande ne soit pas des plus connues, elle est fondamentalement un pilier pour la musique progressive et d’avant-garde. Son sixième album, Endstrand, réitérait les riffs à la fois complexes et déroutants sur des compositions aux structures bizarroïdes et ses textures hors des standards préétablis, le tout bien arrosé d’une certaine hargne et une sonorité globale avec beaucoup de punch et de mordant. Si vous avez la fibre pour les éléments musicaux dérangeants et abrasifs, Valborg est décidément à considérer et Endstrand un excellent album de sa discographie qui est à découvrir dans son intégralité!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1603
The Obsessed – Sacred – 2017
États-Unis
The Obsessed n’est pas le groupe typique ul;tra connu et populaire dans le monde métallique. Les origines du groupe Américain remontent à 1976 alors qu’il s’appelait Warhorse. Il faudra attendre jusqu’en 1990 pour voir apparaître un premier album même si quatre démos ont vu le jour entre 1980 et 1985. Mené par le seul et unique Wino, The Obsessed fait partie des pionniers du Doom Metal malgré une très courte discographie et une carrière avec ses fin abruptes et ses retours. Sacred marquait un de ces retours en 2017 avec 23 ans d’absence et ce troisième album fut tout un retour avec un tout nouvel alignement qui confirmait que Wino était bel et bien le seul et unique membre et grand chef du projet. Un excellent album avec du mordant, de la saveur des années 70 à profusion bien mélangée à une sonorité propre au groupe. À écouter sans réserve et surtout avec beaucoup de débit sonore!
Opeth – Progressive Death Metal / Progressive Rock – Suède
The Last Will and Testament – 2024
Reigning Phoenix Music
9,5/10
Qui ne connaît pas encore Opeth dans l’univers métallique mondial? Le groupe Suédois est comme on pourrait dire un incontournable et un grand innovateur dans le domaine du Death Metal Progressif. Mais, depuis Heritage paru en 2011, la partie Death Emtal s’est envolée et a complétement disparu du son unique de la troupe du maître Mikael Åkerfeldt ne laissant que la partie Progressive intacte. Ce qui veut, bye bye les growls!
Opeth, moi je suis un fan assez assidu depuis Blackwater Park, j’avais tellement aimé à l’époque de sa sortie que j’avais visité la discographie et j’étais devenu un fan instantané. Puis, au fil des albums suivants, le son s’était raffiné, les riffs s’étaient complexifiés et le groupe avait grandement évolué et mûri au point de n’avoir plus rien à offrir de très « métal » sans se répéter sans cesse. Ce qui a donné quatre albums axés sur le Prog pur et dur comme dans les années 70 avec la sonorité des éléments Prog qu’Opeth nous avait toujours donné. Mais, comble de surprise, ce bougre de Åkerfeldt nous a bien eu avec The Last Will and Testament, quatorzième album de la discographie! Sans nous ramenr le fameux Death Metal des débuts, il nous a tout de même ramené son légendaire growl qui sort du plus profond de ses tripes et laissez-moi vous dire que c’est plus qu’apprécié! Musicalement, c’est toujours le Opeth Progressif des derniers efforts mais avec un peu plus de muscles et de tonus bien ancrés dans un album concept racontant la succession d’un quelconque quidam et de la bataille des héritiers. Très sérieusement, cet album est parfait d’un bout à l’autre et fait sans nul doute partie des meilleurs de toute la carrière du groupe, ni plus, ni moins. La production est incroyable et pour avoir essayé la version CD et la version double vinyles en 45 rpm, le son sur vinyle est beaucoup plus chaleureux et puissant ce qui rend cette production encore plus spectaculaire.
The Last Will and Testament pourrait aisément être élu album de l’année et du moins, il sera très haut dans la liste des grands crus 2024 de Hurlemort! Je suis tombé sur cul et c’est formidable de se péter les fesses sur le plancher en écoutant du Opeth!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1602
Warbringer – Woe to the Vanquished – 2017
États-Unis
Warbringer fait partie de la nouvelle vague du Thrash Metal de la vieille école remise au goût du jour avec une sonorité et une production plus modernes. Depuis la sortie de son premier album en 2008, la formation Américaine n’a jamais déçu et a toujours livré la marchandise. On le sait que ce n’est pas tant original mais en bout de ligne, on s’en fout quand même pas mal car le produit proposé est fait avec passion et conviction et ça se ressent une fois de plus sur le cinquième album de la discographie, Woe to the Vanquished. Si vous aimez le Thrash originel dans la lignée des Kreator, Exodus et Slayer, Warbringer est définitivement à considérer! Un excellent album de pure défonce sonore comme dans le temps!