Metallica – 72 Seasons – 2023

Metallica – Heavy/Thrash Metal – États-Unis
72 Seasons – 2023
Blackened Recordings
4.7/10

Bon, pour faire une histoire courte, mon histoire avec Metallica commence en Janvier 1984 avec Kill ’em All et s’arrête suite à la mort de Cliff Burton en 1986. Pour moi, il y a seulement trois albums du groupe, les trois premiers. Le reste, je m’en contre balance éperdument. Même si en 2023 je m’en fous encore au maximum, j’ai décidé de donner une chance à ce battage médiatique qu’est 72 Seasons. Je dois tout de suite aviser que j’ai écouté Death Magnetic et Hardwired to Self Destruct, deux albums que j’ai trouvé plus qu’ordinaires, à la limite pathétiques. 72 Seasons, je l’écoute donc avec les oreilles d,un gars qui a commencé à écouter du Métal à la fin des années 70 quand il avait une dizaine d’années. Le gars a maintenant 53 ans, il a vu la naissance du Heavy Metal et il en écoute encore énormément aujourd’hui en suivant les nouveautés d’année en année.

Sérieusement, la production de 72 Seasons est excellente, l’interprétation est quand même assez bonne mais de grâce, arrêtons de mettre la faute sur l’âge des gars. J’ai lu et entendu des criticailleux affirmer que c’est normal rendus fin cinquantaine de manquer de gaz. Fuck off. Il y a encore des vieux bonhommes qui défoncent encore en masse à cet âge, Rob Halford et Ian Hill sont rendus à 71 et 72 ans respectivement et ils sont encore capables de sortir du vrai Heavy Metal qui grince et qui frappe fort. Donc la mollesse de Metallica a aucun rapport avec leur âge. Metallica est mou et pathétique par choix. Il faut aussi arrêter de voir Metallica comme des Dieux, ça fait plus de 30 ans qu’ils ne le sont plus. Un jeune groupe sortirait le même album que ça passerait inaperçu. Pourquoi? Parce que Metallica fait du petit métal juvénile sans ambition et sans conviction. Arrêtons de dire que 72 Seasons c’est Heavy et rapide, ce n’est aucunement Heavy et la rapidité est celle de Deep Purple en 1972.

Je n’avais pas d’attentes face à un nouvel album de Metallica tout simplement parce que ce groupe se contente de nous balancer du réchauffé et des riffs de jeunes débutants depuis plus de 30 ans. Ici, on nous sert encore du réchauffé avec des pièces trop longues et du répétitif comme ce n’est pas possible. La voix de Hetfield est toujours aussi braillarde et sans feelings ce qui rends les pièces encore plus redondantes et pratiquement farfelues. Mon oreille de plus de 40 ans de Métal n’en revient juste pas comment on peut se laisser berner par tant de fausseté et de semblant.

Oui, dans le cas de Metallica il y a les détesteurs et les fefans. Je dois faire partie des détesteurs tout simplement. J’ai beaucoup d’autres excellents vrais artistes à écouter qui en valent pas mal plus la peine. Il est fort possible que je sois rendu ailleurs musicalement depuis plusieurs décennies. Pour moi, cet album représente tout le côté fake et commercial de l’industrie musicale et n’a aucun intérêt artistique quel qu’il soit. 72 Seasons c’est plate en tabarnak.

Composition : 2
Interprétation : 7
Ambiance : 4
Production : 8.5
Appréciation générale : 2

U.D.O. – Mission No X – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #972
U.D.O. – Mission No X – 2005
Allemagne

Depuis son départ de Accept en 1987, Udo Dirkschneider a toujours été très prolifique avec son projet U.D.O. le mettant de côté seulement pendant 5 ans entre 1992 et 1997 lors de son retour avec Accept. Udo a sorti depuis pas moins d’un album par deux ans perpétuant ainsi l’héritage qu’il avait laissé avec Accept. Il ne faut pas se leurrer, même avec son dixième album, U.D.O sonnait toujours comme du Accept et c’est là qu’on constate que cet héritage, c’est vraiment Udo qui l’a perpétué. Mission No X est un autre album puissant de la part du chateur Allemand à la voix distinctive, rien n’évoluait musicalement et ce n’était pas le but. Ce projet a toujours été de continuer ce que Udo avait commencé avec Band X au début des années 70 et de poursuivre l’après Accept à partir de 1987. Dirkschneider est un personnage qui a été fort influent pour le Heavy Metal et encore aujourd’hui, le bonhomme continue toujours à être aussi pertinent. Un autre excellent album de pur Heavy Metal comme seul Udo sait le faire!

Gojira – From Mars to Sirius – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #971
Gojira – From Mars to Sirius – 2005
France

Avec son troisième album, Gojira montai dans les ligues majeures en signant un contrat avec Listenable Records. Musicalement, From Mars to Sirius nous montrait un Gojira encore plus technique et surtout encore plus Progressif que sur les deux précédentes parutions. Le groupe des frères Duplantier avait mis le paquet sur les riffs complexes et les structures sophistiquées pour mener le groupe à un tout autre niveau sonore. Certains affirmaient que Gojira se rapprochait de ce qu’on l’on appelle Djent mais dans les faits, le groupe Français était bien loin de se vautrer dans ce sobriquet à la mode et se dirigeait vers une sonorité propre à lui qui n’avait rien à envier à quiconque. À partir de From Mars to Sirius, Gojira deviendra l’un des chefs de file du Métal complexe et par le fait même une énorme influence pour plusieurs groupes qui suivront. Un excellent album à écouter bien tranquille sans rien faire d’autre qu’écouter.

Cathedral – The Garden of Unearthly Delights – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #970
Cathedral – The Garden of Unearthly Delights – 2005
Angleterre

Cathedral, vous avez dit Cathedral? Les pionniers du Doom psychédélique récidivaient avec un huitième album haut en couleurs et en textures diverses qui allait faire froncer les sourcils autant des fans que des non-initiés. The Garden of Unearthly Delights montrait Cathedral sous un autre jour : Lee Dorian et sa troupe de joyeux lurons avaient tout bonnement décidé d’expérimenter encore plus avec les sons et les structures en offrant de solides pièces complétement disjonctées dans lesquelles la colère et la hargne étaient au rendez-vous. Musicalement parlant c’était toujours du Cathedral mais avec un petit plus qui rendait mal à l’aise par moments. Bref, un autre excellent album de la part du groupe Anglais. Cet album fut le seul et unique avec Nuclear Blast, Lee Dorian avait finalement préféré sortir les albums suivants sur son propre label Rise Above Records fondé en 1989. On doit beaucoup à Cathedral pour la grande évolution métallique et ce huitième album en est un autre fort important pour la suite des choses.

Arkona – Vo Slavu Velikim! – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #969
Arkona – Vo Slavu Velikim! – 2005
Russie

La présence de la musique traditionnelle dans l’univers métallique ne date pas d’hier. Déjà on retrouvait des traces de ce mélange au milieu des années 80 notamment avec Bathory. La popularité du genre a toutefois pris racine au tournant des années 2000 grâce à des groupes comme Arkona et sa leader Masha Scream. Cette dernière composait littéralement des pièces traditionnelles inspirées de ses ancêtres auxquelles elle rajoutait des éléments de Black Metal pour former un tout homogène et incroyablement bien ficelé. Sur Vo Slavu Velikim!, Masha continuait sur sa lancée utilisant des instruments traditionnels comme la cornemuse, les flûtes ou encore la harpe et en chantant dans sa langue maternelle pour donner encore plus de puissance et de mordant à ses compositions. Ce troisième album sera le dernier avec les titres d’albums et de pièces écrites en Russe sur la pochette. Ce sera aussi le dernier album à figurer sur Soundage productions puisque le groupe signera avec Napalm Records pour l’album suivant. Les titres et paroles seront toujours en Russe mais inscrits sur les pochettes de façon que la planète entière puisse les lire ans trop de difficulté. Vo Slavu Velikim! Est un autre chef d,œuvre de la part de Arkona et ce n’était que le début d’une longue et belle carrière remplie de sonorités fantastiques!

Aeon – Bleeding the False – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #968
Aeon – Bleeding the False – 2005
Suède

Aeon fait partie d’une toute nouvelle génération de groupes Death Metal Suédois ayant décidé de changer la donne et d’imposer la technicité dans leur compositions. Pour beaucoup de métalleux, le nom Aeon n’est pas très connu dû au fait que sa musique est demeurée très obscure et très underground depuis son premier album, Bleeding the False. Pourtant, la formation Suédois a été dès ses débuts très importante pour le développement du Death Metal technique grâce à ce premier album qui redéfinissait en quelque sorte l’image que la planète se faisait du Death Metal typiquement Suédois. Bleeding the False aura tellement d’impact que le groupe sera contrait à quitter Unique Leader pour signer un judicieux contrat avec Metal Blade pour toutes ses sorties suivantes et ainsi obtenir une meilleure vitrine à l’échelle Internationale. Un excellent premier album qui ouvrira la voie tant à la carrière du groupe que pour d’autres groupe qui seront directement influencés à se surpasser au niveau technique. À écouter sans réserves!

Arcturus – Sideshow Symphonies – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #967
Arcturus – Sideshow Symphonies – 2005
Norvège

Ceux qui espéraient encore avoir un album de pur Black Metal de la part d’Arcturus furent passablement déçus avec Sideshow Symphonies, quatrième album du groupe. Cet album fut le dernier avant la séparation du groupe en 2007 et le premier avec ICS Vortex à la voix et marquait un solide changement d’orientation musicale pour le groupe. L’exploration progressive et de sonorités spatiales avait déjà commencé avec La masquerade Infernale et s’était poursuivie sur The Sham Mirrors mais avec Sideshow Symphonies, cette exploration musicale avait été poussée beaucoup plus loin avec les claviers souvent en avant plan et des idées très loin de ce qui se faisait dans le Black Metal et le métal extrême à l’époque. Arcturus était devenu un groupe de musique cérébrale qui nous faisait voyager dans l’immensité de l’espace et encore une fois, le groue avait signé un chef d’œuvre intemporel qui deviendra une référence et une influence capitale pour des générations à venir. Le groupe se séparera après sa tournée Australienne en 2007 pour se réunir en 2011 pour revenir force avec un autre album en 2015.

Hypocrisy – Virus – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #966
Hypocrisy – Virus – 2005
Suède

Après un léger changement de sonorité sur les deux précédents albums qui ont été vertement critiqués par les fans, Peter Tagtgren et Hypocrisy étaient de retour avec un album plus qu’explosif qui revisitait les racines du groupe et remettait les fans en confiance. Virus nous montrait le groupe en pleine possession de ses moyens avec son désormais célèbre Death Metal incisif et des compositions dignes de ce que Tagtgren est capable de nous offrir. Même si le côté mélodique était toujours au rendez-vous, c’est avec une grande puissance de frappe que Hypocrisy enchaînant les pièces toutes aussi enlevantes les unes que les autres. Les fans étaient contents et le groupe restera dans cette voie jusqu’à nos jours en nous offrant toujours de la qualité en étendant encore une fois sa domination sur le Death Metal Scandinave.

The Vision Bleak – Carpathia (A Dramatic Poem) – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #965
The Vision Bleak – Carpathia (A Dramatic Poem) – 2005
Allemagne

The Vision Bleak est un nom moins connu des amateurs de Métal en général dû à son c¸oté très underground et surtout son style unique en son genre. Le duo Allemand fait revivre les éléments de la musique Gothique des années 80 avec une touche plus puissante et encore plus sombre en revisitant les thèmes de l’horreur et du surnaturel. Carpathia, deuxième album du groupe, s’inspirait directement des récits de H.P. Lovecraft pour concocter des pièces épiques et riches en riffs incroyables montrant que Konstanz et Schwadorf sont tout simpleemnt des génies de la composition. La musique classique servait également d’inspiration au duo qui n’hésitait pas en inclure des éléments symphoniques dans ses pièces pour rendre le tout encore plus vampirique avec des ambiances qui illustraient avec brio l’époque Victorienne et le concept qui gravitait autour de la musique de The Vision Bleak. Carpathia n’était que le deuxième album et déjà le groupe s’inscrivait un chef de file de la musique métal à forte tendance Gothique. La suite sera encore plus épique à chaque sortie d’album et si vous ne connaissez pas encore le duo Allemand, il serait grand temps de vous y mettre pour découvrir toute la qualité musicale que ces deux comparses sont capables de livrer. Définitivement un bel exemple de noirceur à suivre!

Opeth – Ghost Reveries – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #963
Opeth – Ghost Reveries – 2005
Suède

Bien que le Progressif ait toujours fait partie du paysage musical de Opeth depuis ses tout débuts, la troupe de Mikael Akerfeldt a migré de plus en plus vers ces idées issues des années 70 à chaque sortie d’album. Ghost Reveries avait reçu un accueil assez mitigé à sa sortie et suscite encore aujourd’hui la division entre les fans du groupe. D’un côté, les purs et durs aficionados de la période dans laquelle le groupe mettait le Death Metal en avant plan et de l’autre ceux qui préféraient cette mouvance ver des structures plus Prog qui rejoignait de nouveaux fans à chaque nouvelle sortie d’album. Il fallait se rendre à l’évidence : Opeth ne reviendrait fort probablement plus jamais à ses sonorités des débuts au grand dam de certains fans qui suivaient le groupe depuis le tout premier album. Ghost Rêverie était le parfait exemple de ce qu’Akerfeldt avait en tête pour la suite des choses et son groupe allait prendre une tournure radicale deux album plus tard. Déjà sur Ghost Reveries, les claviers vintage étaient de plus en plus présents rapprochant la sonorité de Opeth de plus en plus vers ce qui se faisait dans les années 70 avec un son plus moderne. Et bien qu’il subsistât encore une bonne parcelle de Death Metal dans les compositions, cette facette allait finir par disparaitre complètement quelques années plus tard. Oui, Ghost Reveries était différent musicalement mais cet album montrait une très évolution pour le futur du groupe.

Municipal Waste – Hazardous Mutation – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #962
Municipal Waste – Hazardous Mutation – 2005
États-Unis

Le Thrash Metal a connu une cure de jouvence vers la moitié des années 2000 avec une recrudescence de groupes voulant faire revivre la belle époque des tout débuts du genre. Ce grand retour s’était fait avec le respect des origines mais en ajoutant une plus grande intensité et une fougue plus marquée siu bien que des groupes comme Municipal Waste ont rapidement pris la tête de ces nouveaux « pionniers » avec un Crossover digne des grands de l’époque comme D.R.I, S.O.D. et Suicidal Tendencies. Le deuxième album, Hazardous Mutation, nous montrait que le genre était définitivement de retour pour de bon et était là pour rester. À l’image des groupes originels, Municipal Waste avait des compositions incisives et très courtes avec des riffs incendiaires et une rythmique explosive. Que demander de plus pour faire revivre la légendaire sonorité issue du mariage entre le Thrash Metal et le Hardcore? Un excellent album pour les purs et durs qui vénèrent encore les Dieux du genre!

Fear Factory – Transgression – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #961
Fear Factory – Transgression – 2005
États-Unis

Transgression est et sera toujours l’album le plus controversé et critiqué de toute la discographie de Fear Factory. Sans Casares à la barre pour la composition, il manquait un petit quelque chose mais le groupe avait continué à livrer de bons albums sans lui. Transgression était un album un peu plus expérimental au niveau de la composition et manquait cruellement de cette sonorité exclusive présente sur tous les autres albums. La partie mécanique et Industrielle n’était presque pas exploitée et l’absence de Rhys Fulber aux claviers et arrangements se faisait grandement sentir. On aurait dit que Burton C. Bell avait voulu faire un retour en arrière en se concentrant uniquement sur les riffs et les guitares faisant de Transgression un album sans la couleur de Fear Factory. Était-ce un mauvais album pour autant? Bien sûr que non mais dans toute l’œuvre du groupe, cet album est définitivement le maillon faible de cette solide chaîne qui formait la discographie du groupe. Ce sera le dernier album avec Christian Olde Wolbers, le groupe mettra fin à ses activités peu de temps après la sortie de l’album. Le groupe se reformera avec Casares et Bell en 2009 et la saga Fear Factory se mettra tranquillement en place dans les années qui suivront ce retour.

Arch Enemy – Doomsday Machine – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #960
Arch Enemy – Doomsday Machine – 2005
Suède

À partir de Anthems of Rebellion, Arch Enemy sera sévèrement et injustement critiqué par des bienpensants de la vaste communauté métallique mondiale. On reprochait au groupe Suédois de se ramollir en devenant plus commercial. Il est assez facile de se cacher derrière un clavier et de dire à peu près n’importe quoi pour se faire remarquer, le tournant des années 2000 a fait exploser Internet et la connerie humaine qui est venue avec. Il est vrai que Arch Enemy essayait de grossir et de se tailler une place plus haute dans l’univers métallique et c’est parfaitement normal, un groupe c’est ni plus ni moins une entreprise et une entreprise se doit de se développer. Avec Doomsday Machine, le groupe franchissait une nouvelle étape de sa carrière et après un album chez Century Media, les Suédois étaient de retour chez Toy’s Factory, un label plus petit avec moins de moyens. Donc, la théorie du « commercial » est totalement saugrenue. Certes, cet album était plus mélodique et un peu plus accessible que les précédents mais il contenait d’excellentes pièces et des riffs vicieux à faire pâlir d’envie bien des musiciens. Doomsday Machine est ni plus ni moins un album incompris qui mérite sa place dans la grande évolution pour son originalité et ses éléments différents. Réécoutons-le pour découvrir un petit bijou bien ficelé et hors des standards établis.

Obituary – Frozen in Time – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #959
Obituary – Frozen in Time – 2005
États-Unis

Après sa séparation en 1997, Obituary était de retour avec un sixième album en 2005. Bien que ce retour fût généralement bien accueilli par les fans, certains amateurs de musique extrême avaient singulièrement descendu Frozen in Time. Pourquoi? Seuls ces trolls pourront répondre à cette question car dans les faits, cet album annonçait un très beau retour pour la formation Américaine. Bien sûr, Obituary ne se réinventait absolument pas et ne réinventait aucunement le genre qu’il avait créé 20 ans auparavant mais est-ce que le groupe se devait de réinventer quoi que ce soit? La réponse est non. Pour quoi changer une formule gagnante? Pourquoi risquer de se perdre en chemin quand il suffit de reprendre là où nous avons laissé? C’est exactement ce qu’a fait Obitury n’en déplaise aux bienpensants confortablement assis derrière leurs claviers. Frozen in Time c’est du pur Obituary et le groupe prouvait qu’en revenant sur les planches, il était toujours ce pionnier du Death Metal Américain qu’il était avant de quitter dix plus tôt.

The Black Dahlia Murder – Miasma – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #958
The Black Dahlia Murder – Miasma – 2005
États-Unis

Le tout premier album de The Black Dahlia Murder n’avait pas l’unanimité à sa sortie et pour cause : Ce premier effort combinait toutes les sonorités copiées sur le Death Metal mélodique de Gothenburg avec tous les clichés provenant du Metalcore du milieu des années 2000. Niveau originalité, on repassera mais ce premier album avait permis au groupe de Détroit de s’ouvrir les yeux et de tenter de se trouver rapidement une identité propre. Bien que toujours réchauffée, la sonorité de Miasma nous montrait un groupe capable de composer de bons riffs et de bonne structures musicales pour concocter des pièces d’une qualité supérieure à son premier album. Avec cet album, The Black Dahlia Murder initiera des jeunes et moins jeunes à une musique plus puissante qui finiront par découvrir des nouveautés et s’orienter vers des groupes plus extrêmes. Malgré ses racines Metalcore et sa forte tendance qui penche plus sur le côté commercial que du côté underground, The Black Dahlia Murder a réussi à se tailler une place dans le vaste monde métallique et a également réussi à influencer toute une génération de nouveaux groupes s’orientant vers le Death Metal mélodique à l’Américaine.

Hate Eternal – I, Monarch – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #957
Hate Eternal – I, Monarch – 2005
États-Unis

Hate Eternal est en quelque sorte le projet solo de Erik Rutan. Ce dernier est une figure emblématique du vaste monde du Death Metal Américain ayant œuvré dans de nombreuses formations en tant que membre ou musicien invité. Rutan est aussi connu comme étant un prolifique producteur spécialisé dans le Death Metal et ayant produit une multitude d’albums cultes et importants de la grande évolution métallique. I, Monarch est à l’image même de ce que Erik Rutan est capable de produire et de composer avec une production en béton armé, des riffs d’une puissance inégalée et des pièces bien ficelées. I, Monarch est devenu l’un des classiques du groupe et un incontournable du Death Metal Floridien qu’il faut prendre en considération pour bien comprendre l’histoire du genre. Une puissante bombe sonore qui détruit après son explosion!

Reverend Bizarre – II : Crush the Insects – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #956
Reverend Bizarre – II : Crush the Insects – 2005
Finlande

Le groupe Finlandais Reverend Bizarre a certes eu une très courte discographie de trois albums en moins de cinq ans mais cette courte discographie a eu un fort impact sur le Doom Metal en général faisant du groupe une forte influence du genre. Fondé en 1994, ce n’est qu’en 2002 que Reverend Bizarre lance son premier album d’une trilogie incroyable. Avec son deuxième album Crush the Insects, le trio avait réussi à se tailler une place enviable dans le vaste monde métallique mondial en signant avec Spinefarm Records gagnant ainsi de nombreux adeptes sur tout la planète et étalant la dépression et l’occultisme avec des pièces lentes et puissantes. Tout comme la majorité des groupes de Doom, le minimalisme et la simplicité prenait le dessus sur la technicité en allant droit au but pour fignoler des compositions épiques et ténébreuses. Ce deuxième album deviendra un classique instantané et continuera à étendre son influence jusqu’à nos jours. Un parfait exemple de Doom originel issu directement de la source du début des années 70. Granuleux et lourd à souhait!

Gorod – Neurotripsicks – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #955
Gorod – Neurotripsicks – 2005
France

La formation Française Gorod avait créé toute une surprise avec son premier album Neurotripsicks en redéfinissant le Death Metal Technique avec des idées fraîches et des structures différentes de ce qui se faisait ailleurs dans le même créneau. Le groupe avait proposé une approche plus moderne avec des riffs atypiques et des textures musicales qui sortaient des sentiers battus. Gorod réussira à rapidement se tailler une belle place dans le monde du métal extrême aux côté de grosses pointures et à s’imposer comme pionnier du nouveau Death Metal intelligent et ultra technique. L’originalité des compositions savamment ficelées font de cet album un incontournable pour tout amateur de Death Metal moins carré et plus cérébral et une excellente influence pour les générations suivantes.

Nile – Annihilation of the Wicked – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #954
Nile – Annihilation of the Wicked – 2005
États-Unis

La passion de Karl Sanders pour la mythologie de l’Égypte ancienne était devenue une véritable obsession qui hantait toutes les sorties de Nile faisant du groupe américain un des pionniers du Death Metal Brutal incorporant des éléments musicaux des cultures des Anciens mondes Africains et du Moyen Orient. Annihilation of the Wicked montrait Nile en pleine évolution musicale, technique et très brutale. Le choc entre cette brutalité sonore et les éléments musicaux provenant de la musique traditionnelle Égyptienne donnait un parfait mélange qui pouvait sembler bizarre à prime abord mais qui en bout de ligne était étonnant et incroyablement génial. Karl Sanders y allait même en jouant lui-même certains instruments traditionnels comme le bouzouki ou le baglama en plus de jouer tous les claviers et ses parties de guitares. Nile était déjà une grosse pointure du Death Metal Américain mais avec ce quatrième album, la consécration au statut de légende était désormais acquise. Encore une fois, un autre excellent album de la discographie du groupe et un incontournable du genre qui a été fort influent pour l’évolution du métal extrême.

Meshuggah – Catch Thirtythree – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #953
Meshuggah – Catch Thirtythree – 2005
Suède

Meshuggah continuait son délire musical avec ses signatures de temps bizarres et la simplicité de ses riffs sur Catch Thirtythree. Curieusement, cet album était en fait une seule chanson coupée en treize parties dans lesquelles la sonorité du groupe était toujours en avant plan. Les pionniers du Djent, style qui sera repris plus tard par bon nombre de groupes, n’apportait plus rien de nouveau mais faisait ce qu’il faisait le mieux : Être Meshuggah. Bien sûr, pour être en mesure d’apprécier le groupe Suédois, il faut avoir des prédispositions pour ce type de tempos et cette simplicité déroutante qui, une fois mélangés, forment une bouillie très technique assez difficile à imiter. L’originalité de Meshuggah sera recopiée et remâchée au fil des années qui suivront par d’innombrables groupes, formant ainsi pour de bon le style connu sous le nom de Djent. Catch Thirtythree faisait oublier Nothing, détesté par les fans et faisait remonter le groupe dans l’estime de ceux-ci. Un incontournable dans la discographie de Meshuggah et dans le genre lui-même.

Candlemass – Candlemass – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #952
Candlemass – Candlemass – 2005
Suède

La deuxième moitié des années 2000 a vu Candlemass revenir enforce avec son alignement original ainsi que Messiah Marcollin à la voix. Après deux albums solos de Leif Edling sous le nom Candlemass et de nombreuses séparations, le groupe était de retour et avec force avec son album éponyme qui allait relancer sa carrière de façon magistrale. Le retour de Messiah Marcollin sera de courte durée, le temps d’un seul album mais les pièces contenues sur le dit album étaient du pur Candlemass comme à la belle époque avec des pièces épiques qui permettront aux Suédois de se remettre sur les rails et de relancer leur carrière sur des bases encore plus solides qu’auparavant. Cet album était le coup d’envoi pour ce qui allait suivre avec les albums les plus formidables de toute la discographie. Un excellent retour et un excellent album digne des pionniers du Doom épique!

Gorod – The Orb – 2023

Gorod – Technical Death Metal – France
The Orb 2023
Indépendant
7,9/10

J’ai connu la formation Française Gorod il y a un peu plus de dix ans avec son quatrième album A Perfect Absolution. Déjà à l’époque j’écrivais qu’il fallait être prudent avec l’ultra technique dans le Death Metal car on peut facilement et rapidement tomber dans le piège de la redondance et de l’ennui pur et simple.

Trois albums plus tard, est-ce que Gorod est tombé dans le piège? Suite à l’écoute de The Orb, force est de constater que oui, Gorod est tombé dans le panneau du confort des vieilles pantoufles en remâchant une fois de plus le même plat rempli de notes et virtuosité en oubliant un élément essentiel, l’originalité. Je ne dis pas que The Orb est un mauvais album et que c,est mal composé, loin de là. Gorod comporte d’excellents musiciens dans ses rangs mais cinq ans après son dernier album, je m’attendais à ce que le groupe évolue un peu et sorte du lot de tous ces groupes ultra techniques qui offrent maintenant tous la même chose sans se démarquer les uns des autres. Gorod semble régresser depuis A Maze of Recycled Creeds en essayant fort probablement de hisser au niveau de grosses pointures du Death Metal Technique comme Obscura ou Beyond Creation mais en bout de ligne, tout ce que le groupe réussi à faire, c’est de refaire ce qui a déjà été fait depuis les vingt dernières années et l’inutile reprise de Strange Days de The Doors n’aide en rien à faire de cet album un chef d’œuvre.

Composition : 7
Exécution : 9,5
Arrangements : 7
Production : 9
Appréciation : 7

Slough Feg – Atavism – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #951
Slough Feg – Atavism – 2005
États-Unis

À partir de Atavism, Mike Sclazi avait pris la décision de raccourcir le nom du groupe passant de The Lord Weird Slough Feg à Slough Feg. Ceci pour des raisons purement d’ordre pratique, scalzi prétextant que les disquaires ne classaient jamais les albums du groupe au bon endroit. De toute façon, à l’interne, Scalzi faisait toujours référence au groupe en le désignant sous le nom de Slough Feg. Atavism était le cinquième album de la discographie et le dernier album avec John Cobett à la guitare. Cet album est considéré comme étant la consécration de Scalzi et de sa formation, la signature avec Cruz del Sur Music y est possiblement pour quelque chose mais une chose est sûre et certaine c’est que le génie de Scalzi et de Cobett pour la composition étaient à la hauteur pour être en mesure de concocter un album digne de ce nom. Même sans le Lord Weird, Slough Feg continuait à brandir bien haut la flamme Heavy Metal en la faisant brûler encore plus fort que jamais. Un incontournable du Heavy Metal Américain et du Heavy Metal tout court. À écouter sans réserve à haut débit sonore.

Epica – Consign to Oblivion – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #950
Epica – Consign to Oblivion – 2005
Pays Bas

Le Symphonique et le Métal font bon ménage depuis plusieurs décennies et nombreux sont les groupes à s’adonner à ce mélange, notamment dans le Death Metal et le Black Metal. Il xiste aussi une faction plus douce qui embrasse les deux éléments comme la formation Néerlandaise Epica. Bien que je juge peut-être trop sévèrement tout ce qui se rapproche de près ou de loin au Power Metal, je me dois de mentionner certaines formations qui ont apporté une certaine influence avec des genres plus gentils et plus doucereux que d’Autres formations plus extrêmes. Epica est une de ces formations ayant eu un certain impact sur l’histoire métallique mais certainement pas dû à sa puissance et à son agressivité. Son deuxième album, Consign to Oblivion, nous donnais une leçon de musique classique avec des guitares un peu plus musclées et une voix soprano généralement issue de l’Opéra. Je suis conscient que la musique de Epica n’est pas la plus méchante et la plus frappante mais force est d’avouer que son côté symphonique est digne de grands compositeurs. Un album qui a marqué la scène Power Metal et qui s’adresse à ceux et celles qui aiment quand c’est plus doux et moins dans ta face.

Ribspreader – Congregating the Sick – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #949
Ribspreader – Congregating the Sick – 2005
Suède

Rogga Johansson est un autre de ces musiciens ultra prolifiques œuvrant dans d’innombrables projets. Johansson fait partie des pionniers du Death Metal Suédois et sa feuille de route est assez impressionnante depuis la la moitié des années 90. Ribspreader est l’un des nombreux projets, dans ce cas pratiquement un projet solo, à avoir influencé de près ou de loin le monde du Death Metal avec la fameuse sonorité typique Suédoise. La légendaire Boss HM-2 fait évidement partie de l’arsenal de Johansson et par le fait même est le secret derrière cette sonorité granuleuse qui a défini le Death Suédois. Ribspreader n’a jamais réinventé la roue et le but du groupe n’a au grand jamais été de réinventer quoi que soit. Des riffs gras et incendiaires, une rythmique directe et droite et des pièces agressives qui cognent dur, voilà la recette idéale pour être en mesure de sortir un album enlevant. Congragating the Sick nous donnait cette recette et est devenu un classique du genre qu’il faut absolument mettre dans sa liste d’écoute.

Strapping Young Lad – Alien – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #948
Strapping Young Lad – Alien – 2005
Canada

Mener plusieurs projets musicaux à la fois est plutôt récurrent et pratiquement banal, j’en conviens. Mener plusieurs projets ayant un impact important sur le vaste monde métallique relève du génie surtout si tous ces projets sont totalement différents les uns des autres tout en ayant une connexion entre eux. Le grand Devin Townsend a même poussé l’audace à faire de ses projets multiples de pures folies musicales en étant capable de ne jamais répéter deux fois la même formule. Alien, quatrième album de Strapping Young Lad, était un de ces albums qui montraient tout le génie disjoncté de Townsend avec des pièces tantôt chaotiques, tantôt remplies de sensibilité avec une agression sonore d’une sauvagerie incroyable riches en textures diverses. Le bonhomme puisait ses idées un peu partout dans divers styles musicaux pour créer un parfait mélange de Death et Thrash Metal avec une énorme influence mécanique issue de la musique Industrielle pour créer un monstre venât directement d’une autre planète, voire d’une autre galaxie. Alien c’était ça. La folie pure de Townsend mise en musique de façon magistrale. À écouter avec un volume élevé sans rien faire d’autre que de se faire varloper par cette tempête retentissante.

Pain – Dancing With the Dead – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #947
Pain – Dancing With the Dead – 2005
Suède

Peter Tagtgren est un des musiciens de la grande scène métallique mondiale ayant eu et ayant toujours aujourd’hui une carrière des plus prolifiques et fort influence pour le cours de l’histoire de la musique extrême. Que ce soit avec son projet Hypocrisy ous ses apparitions éphémères avec Bloodbath et Lock Up le bonhomme a toujours su nous surprendre et apporter un vent de fraîcheur dans ce vaste monde musical bruyant. C’est cependant avec son projet solo Pain que Tagtgren a vraiment montré qu’il pouvait être versatile et sortir de sa zone de confort en offrant un Métal Industriel puissant et très original. Dès 1997, Pain a en quelque sorte réinventé le genre en apportant des riffs caustiques avec des rythmiques très mécaniques et des atmosphères vaporeuses en utilisant les claviers en avant plan et les guitares comme remplissage. Dancing With the Dead, quatrième album du projet, renforçait ces éléments et les poussait à un tout autre niveau prouvant ainsi que Tagtgren était non seulement un génie de la composition mais aussi un producteur incroyable. Cet album permettra à Pain de signer chez Roadrunner pour une seul et unique album avant de se joindre à Nuclear Blast pour tous ses albums suivants. Un album éclaté et riche en sonorités parfait pour celui qui recherche quelque chose de différent et qui n’a pas peur de s’aventurer vers des éléments moins standards dans les sous genres métalliques.

Despised Icon – The Healing Process – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #946
Despised Icon – The Healing Process – 2005
Canada

Dès les premières chroniques de l’évolution métallique je m’étais juré de ne pas parler du Deathcore car selon moi, ce type de musique extrême découle plus du Hardcore que de la grande famille métallique. Cependant, il y a des exceptions à tout et la formation Québécoise Despised Icon fait partie de ces exceptions. Avec son deuxième album, le groupe de Montréal délaissait ses racines Grindcore pour embrasser pleinement le Deathcore et en devenir l,un des pionniers mondiaux. C’est aussi avec cet album que Alex Erian change de poste passant de batteur à chanteur, scellant ainsi le destin de groupe à l’échelle Internationale. Bien que le Deathcore était à l’avant plan, ce type de musique extrême n’était pas courant à cette époque et une grosse partie de la musique de Despised Icon demeurait très technique et comprenait suffisamment d’éléments Death Metal pour sortir du lot et se démarquer des innombrables groupes qui suivront cette tangente par la suite. Personnellement, je n’ai jamais été un amateur de Deathcore et les chances que je m’y adonne un jour sont extrêmement minces. Par contre, The Healing Process est album du genre qui me plait et que je recommande fortement.

Shining – IV-The Eerie Cold – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #945
Shining – IV-The Eerie Cold – 2005
Suède

Sans le vouloir et honte à moi, je suis passé par-dessus les deuxième et troisième albums de la formation Suédoise Shining lors de précédentes chroniques de mon évolution métallique. Je sais, c’est impardonnable mais je me rattrape tout de même avec le quatrième album qui est tout aussi génial que les deux albums précédents. Niklas Kvarforth semble être une créature profondément meurtrie avec fort probablement un passé trouble et une santé mentale assez fragile. Les excès de violence lors des concerts, l’auto mutilation et la promotion ouverte du suicide font de Kvarforth un personnage controversé et ça se ressent énormément dans sa musique. The Eerie Cold est le premier album du groupe à changer de style en incorporant des éléments plus progressifs avec des guitares acoustiques et divers styles de vocaux. La nature Black Metal dépressif est toujours présente et le demeurera sans aucun doute sur toutes les parutions de Shining. Si nous faisons fi des histoires violentes concernant Kvarforth, il est indéniable que le bonhomme est tout un génie musical. Un génie torturé mais tout un génie. En écoutant ce quatrième, nous ne pouvons que constater l’étendue de son œuvre et surtout la douleur et ce mal de vivre qui habite l’âme de Niklas Kvarforth. Un incontournable du Black Metal Scandinave.

Origin – Echoes of Decimation – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #944
Origin – Echoes of Decimation – 2005
États-Unis

Quand on parle de Death Metal Extrême, on ne peut passer sous silence l’apport très important que la formation Américaine Origin a eu sur le vaste monde métallique. Avec Echoes of Decimation, il était clair que le groupe était devenu une sorte de légende et un pionnier du Death Metal à la fois brutal et technique et sa réputation n’était plus à faire. Cependant, il faut se dire les vrais affaires : Origin ce n’est pas pour tout le monde. Si notre oreille n’est pas habituée à ce type d’agression sonore, il se peut qu’on en perde des bouts et qu’on se demande ce qui se passe. Echoes of Decimation est en plein le type d’album tellement poussé à l’extrême qu’il pourrait en rebuter plusieurs. Avant de s’imprégner dans la musique de Origin, il est fortement conseillé d’envisager commencer par quelque chose de moins chaotique avant de tenter d’assimiler un album comme celui-ci. Un classique à découvrir ou redécouvrir pour ceux qui n’ont pas peur de se faire frapper violement par une musique éclatée et difficile d’accès.