Fortydaysrain – Temptation of Our Own Demise – 1998

En 1998, un nouveau sous genre Métallique est officiellement né et c’est sans nul doute grâce à une formation obscure du Massachussetts. Bien que Temptation of Our Own Demise soit classé comme étant une compilation, cet album de Fortydaysrain comportait de nouvelles pièces ainsi que des pièces provenant d’un premier démon et d’un EP tout aussi obscurs que le groupe en question. Avec des riffs chaotiques et des « blast beats » sauvages, Fortydaysrain avait été l’instigateur du véritable Metalcore et avait ouvert la porte à de nombreux groupes à se lancer dans cette nouvelle aventure musicale. Bien sûr, tout ceci n’a absolument rien à voir avec le Metalcore d’aujourd’hui, la sauvagerie sonore était au rendez-vous et le mélange entre le Hardcore brutal et le Métal extrême donnait une toute nouvelle dimension à la grande famille métallique. Même si Fortydaysrain est demeuré un groupe plutôt inconnu ayant eu une très courte carrière, il est indéniable que l’avènement de ce groupe mythique a fait évoluer les choses pour le tournant des années 2000. Certains membres du groupe iront, peu après sa séparation, fonder une pointure du Metalcore Américain nommé Cannae.

The Lord Weird Slough Feg – Twilight of the Idols – 1998

Vers la fin des années 90, certaines personnes pensaient que le Heavy Metal était bel et bien mort, d’autres pensaient qu’il y avait un genre de « revival » qui se faisait alors que dans les faits, le Heavy Metal n’a jamais cessé d’exister. Le genre est plutôt redescendu là où il se devait d’être : Dans les profondeurs des abysses loin des succès « mainstream » à se raffiner et évoluer en tant que genre pionnier. La formation Américaine The Lord Weird Slough Feg était lune de ces formations qui tenait bien haut la flamme perpétuelle du Heavy Metal originel tout en faisant évoluer le genre pour son passage dans les années 2000. Twilight of the Idols était arrivé dans un monde en plein changement dans lequel le Grunge était en train de s’essouffler et malgré le peu de reconnaissance qu’il a eu au fil de sa carrière, The Lord Weird Sliugh Feg est devenu l’un des piliers du Heavy Metal plus moderne. Oui, le groupe est méconnu encore aujourd’hui mais il a tellement été et est toujours tout aussi important pour le Heavy Metal pur et dur. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait grand temps de vous y mettre car vous allez passer à côté de quelque chose de grandiose au niveau musical!

Limbonic Art – Epitome of Illusions – 1998

Le projet Limbonic art n’est pas le plus connu de la scène Black Metal Scandinave mais son approche musicale et surtout lyrique a grandement contribué à faire évoluer les choses. Son troisième album, Epitome of Illusions, montrait un groupe qui avait mûri avec des compositions de plus en plus étoffées et incroyablement bien ficelées. Les parties symphoniques qui s’imbriquaient dans un Black Metal froid étaient de plus en plus mieux orchestrées nous transportant vers des mondes cosmiques avec des ambiances planantes et vaporeuses. Epitome of Illusions est un album digne des grands du Balck Metal et mérite amplement sa place parmi les pionniers du genre.

Hällas – Isle of Wisdom – 2022

Hällas – Progressive Rock/Hard Rock – Suède
Isle of Wisdom – 2022
RMV Grammofon
9.8/10

La semaine dernière, mon ami Dominic Naud m’a envoyé un message me suggérant fortement d’écouter le groupe Suédois Hällas et son plus récent album, Isle of Wisdom. Après avoir entendu le premier extrait de l’album, Elusion’s Gate, je suis tout simplement tombé en bas de ma chaise et j’ai commandé le vinyle illico presto.

Hällas visite les grands maîtres du Hard Rock et du Progressif des années 70 et c’est tellement bien réussi qu’on croirait que cet album est sorti en 1972 de par sa production et ses sonorités de guitares et surtout de claviers. D’ailleurs, ces claviers sont omniprésents tout au long de l’album et des pièces qui le forment, nous transportant vers un majestueux voyage dans le temps où le Rock flyé et technique était régnait en roi. Sur Isle of Wisdom, outre les références très progressives, on retrouve des éléments proto-metal, folk et beaucoup d’influences de rock psychédélique de cette belle époque glorieuse. On nage entre Gong et Gentle Giant en passant par Deep Purple et des groupes plus récents comme Blood Ceremony, Lucifer et Witchcraft. Bref, musicalement très éclaté et surtout très près de l’originel, ce qui prouve une fois de plus que le Rock est loin d’être mort. Mention plus qu’honorable à la présentation graphique qui est dignes des grands albums des années 70.

Je ne nierai pas que j’ai un fort penchant pour ce type de musique et cet album sera classé très haut dans mes tops 2022. Je suis tellement tombé sur le cul et sous le charme que je me suis commandé les trois albums précédents…

Krisiun – Apocalyptic Revelation – 1998

La tornade Brésilienne Krisiun avait grandement accéléré son tempo sur son deuxième album faisaient de celui-ci un énorme point de départ pour le Death Metal en Amérique du Sud. Apocalyptic Reveletaion était un album ultra rapide avec des riffs caustiques qui défiaient pratiquement la gravité. La complexité musicale était aussi une nouvelle facette du groupe qui montait de plusieurs crans son jeu et ses structures musicales pour parfaire son Death Metal brutal et incendiaire. Cet album valu à Krisiun de signer avec Century Media dès son album suivant consacrant ainsi le groupe vers des sommets du Death Metal Mondial. Un excellent album décapant qu’on se doit d’écouter le plus rapidement possible si ce n’est déjà fait!

Corpsegrinder – Corpsegrinder – 2022

Corpsegrinder – Death Metal/Hardcore – États-Unis
Corpsegrinder – 2022
Perseverance Media Group
8.3/10

Quand l’annonce que George Fisher sortirait un album solo est sortie, je m’attendais à un autre album de Cannibal Corpse mais sous un autre nom. En fait, seul Erik Rutan de Cannibal Corpse participe à ce premier album et la sonorité générale est assez différente de celle de Cannibal Corpse malgré certaines ressemblances.

Pourquoi faire un album solo? Aucune idée mais en bout de ligne, Corpsegrinder offre un très bon album axé sur des riffs simples mais brutaux. Le tout est typiquement Death MEtal mais une ambiance plus centrées vers le Hardcore de la vielle école donnant ainsi un impact qui frappe fort aux pièces de l’album. La production est excellente, ça sonne fort et bien puissant et malgré une très grande similitude entre les pièces de l’album, ça s’écoute plutôt bien. Le but n’était vraisemblablement pas de réinventer le genre mais de faire un album efficace qui nous rentre dedans.

Corpsegrinder n’est pas un grand album de Death Metal mémorable mais ça fait la job et c’est plaisant d’un bout à l’autre. À écouter avec un maximum de son pour en apprécier toute la puissance.

Composition : 8
Exécution : 8.5
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8

Inquisition – Into the Infernal Regions of the Ancient Cult – 1998

Les pays de l’Amérique du Sud ont pris un certain temps à s’imposer sur la grande scène Métallique Mondiale. Certes, quelques groupes comme Sepultura ou Krisiun avaient réussi à faire une percée dans leur style respectif mais un groupe provenant de la Colombie, c’était plutôt rare, surtout un groupe de Black Metal pur et dur. Inquisition avait commencé sa carrière comme étant un groupe de Thrash Metal moyen parmi tant d’autres mais avait évolué vers le Black Metal sombre et caustique pour son premier album. Bien sûr, en écoutant pour la première fois la musique de Inquisition on se demandait ce qui se passait avec la voix de canard du chanteur mais cette facette prenait rapidement le bord lorsqu’on s’attardait à la musique elle-même. Les riffs abrasifs et froids étaient la pierre angulaire des compositions du groupe et même si la production était déficiente, il se dégageait une atmosphère glauque et malsaine tout au long des pièces. Into the Infernal Regions of the Ancient Cult est devenu un album culte dans le milieu du Black Metal influençant à sa manière plusieurs autres groupes par la suite.

Hate – Lord is Avenger – 1998

La Pologne est connue mondialement pour plusieurs raisons, des mauvaises et de meilleures. Faisons fi du côté ultra religieux du pays et concentrons-nous sur le meilleur côté : Le Death Metal. Avec Behemoth, Hate est un des pionniers du Death Metal Polonais et son deuxième album prouvait que le groupe allait être connu et deviendrait l’une des grandes puissances du Death Metal Mondial. Avec ses riffs gras et explosifs, le groupe a su placer ses pions pour dévaster la planète entière et ce deuxième album n’était que la pointe de l’iceberg. Le groupe connaîtra une légère baisse avec son troisième album mais ce recul serait pour mieux rebondir et ainsi perpétuer la flamme du Death Metal brutal et incendiaire.

Cephalic Carnage – Conforming to Abnormality – 1998

Nombreux albums incompris par la majorité sont d’emblée détestés par cette majorité qui se complait dans les standards et la facilité confortable. Le premier album de Cephalic Carnage a été dès sa sortie un album totalement incompris par une bonne majorité de Métalleux de l’époque. Conforming to Abnormality était un juste titre pour un album de cette trempe car Cephalic Carnage pouvait aisément être catégorisé de complètement « weird » avec des structures hors des standards préétablis et des idées de riffs complètement disjonctés. En fait, ces éléments dérangés et instables faisaient justement de cet album un album hors classe et surtout très intéressant! En ouvrant un tant soi peu son esprit on fini par comprendre ce qui se passe musicalement avec ce groupe de détraqués qui a poussé le Grindcore vers de nouveaux horizons. Ce n’est pas pour les doux j’en conviens, mais cert album est un incontournable de la musique extrême!

Beheaded – Perpetual Mokery – 1998

Malte est une petite ile au sud de la Sicile et très peu nombreux sont les groupes de Métal à y être établis, encore moins nombreux les groupes de Métal plus extrême. Une formation Maltaise a toutefois retenu l’attention dans cette belle évolution métallique avec un Death Metal brutal et incisif qui n’avait rien à envier à quiconque. Beheaded était arrivé en 1998 avec un premier album qui frappait fort et qui pouvait aisément donner de bonne leçons de pur Death Metal pas gentil du tout. Avec une bonne dose de technicité, de brutalité et de changements de tempos soudains, Perpetual Mockery s’était rapidement placé parmi les excellents album du genre à travers la planète et ce n’était que le début. Le groupe ne sortira pas beaucoup d’albums par la suite mais ceux-ci seront toujours de très haute qualité en gardant toujours cet aspect mordant et brutal à souhait.

Aura Noir – Deep Tracts of Hell – 1998

Le Black Metal était grandement présent sur la scène métallique Scandinave, offrant de plus en plus de groupes à la planète entière. Les genres se mélangeaient et chaque groupe avait une sonorité propre qui faisait évoluer le genre à la vitesse supérieure. Aura Noir avait mélangé un Black Metal incisif et froid avec des éléments issus du Thrash Metal originel ce qui avait donné une mixture pour le moins explosive. Deep Tracts of Hell sonnait exactement comme un voyage en enfer avec ses riffs taillés au couteau et sa rythmique rapide et saccadée. C’est avec cet album que le groupe Norvégien s’est implanté solidement dans la grande famille Black Metal mondiale. Le groupe ne sortira pas beaucoup d’albums dans sa carrière mais chacun de ces albums sera tout aussi mémorable les uns des autres. À écouter avec un maximum de volume!

Alarum – Fluid Motion – 1998

Alarum est une groupe plutôt méconnu du grand public Métallique mais à l’image de son grand frère Atheist, le groupe Australien a, dès son premier album, contribué à démystifier le mélange de genres élitistes en incorporant des parties de Jazz et d’Industriel dans ses compositions de Death Metal ultra technique. Avec Fluid Motion, on passait à un autre niveau musical et le mélange de Fusion et Death Metal Progressif allait révolutionner la façon dont on voyait la musique extrême jusque-là. Oui, Voïvod, Death et Atheist avaient parti le bal mais Alarum avait poussé le bouchon encore plus loin dans cette grande aventure sonore complètement disjonctée et riche en textures diverses. Avec Alarum, pas de paroles sur la mort ou Satan. On parlait de machines, de physique et de philosophie ce qui rendait les compositions encore plus élitistes et issues d’un autre univers. Un premier album fort important pour l’évolution du Métal et son ascension vers un monde parallèle dans lequel tout était possible et musicalement sans tabou.

Mirror – The Day Bastard Leaders Die – 2022

Mirror – Heavy Metal – Chypre
The Day Bastard Leaders Die – 2022
Cruz del Sur Music
9/10

La formation Heavy Metal Mirror nous sert son troisième album cette année. Le groupe de Chypre poursuit sur sa lancée musicale de qualité avec The Day Bastard Leaders Die, un genre d’hommage direct au NWOBHM des années 80.

J’avais découvert le groupe en 2015 avec son premier album éponyme et j’étais tombé sous le charme instantanément. L’album suivant était tout aussi explosif et à la hauteur de mes attentes et je dois avouer que ce nouvel album n’est pas piqué des vers lui non plus! Les deux membres originaux sont de vieux routiers avec une grande expérience avec divers groupes depuis la fin des années 80 et c’est avec cette expérience que Mirror nus livre un Heavy Metal originel puissant et incisif comme à la belle époque. Avec The Day Bastard Leaders Die, le groupe gagne en maturité, les compositions sont plus sombres et plus percutantes et la production digne des grands de l’époque. Bref, du Heavy Metal à son meilleur comme il se doit d’être joué.

Cet album figurera dans les tops 2022 pour la finesse de ses riffs et de la qualité des compositions. Mirror est un groupe qui gagnera à être reconnu en 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Vintersorg – Till Fjalls – 1998

Il y a de ces musiciens qui marquent plus que d’autres. L’arrivée de Andreas Hedlund sur la scène Métallique Scandinave contribuera à faire évoluer non seulement le Black Metal mais aussi le Folk et le Progressif. Sous le pseudonyme Vintersorg, Hedlund s’était illustré dès 1995 avec son projet Folk Otyg, l’une des premières formations typiquement Folk Metal du berceau Scandinave. Vintersorg allait faire le saut en solo avec son propre projet en sortnat un mini album en 1998 suivi de son tout premier Till Fjalls quelques mois après. Sur Till Fjalls, Hedlund avait pratiquement tout fait en composant des pièces épiques qui mélangeaient tant des éléments de Black Metal que de Folk et de musique classique, le tout avec une technique musicale exemplaire et riche en idées et en sonorités issues de diverses sources d’inspiration musicale. Le fait de chanter en Suédois apportait un côté très glorieux aux pièces et Andreas Hedlund irait se placer bien haut parmi les têtes et chefs de file du Métal extrême Scandinave. Un premier album qui ne laissera personne indifférent et qui contribuera grandement à l’évolution du Métal dans les vieux pays nordiques.

Immolation – Acts of God – 2022

Immolation – Death Metal – États-Unis
Acts of God – 2022
Nuclear Blast
8.5/10

Immolation est une grosse pointure du Death Metal Américain et le groupe New Yorkais a été une large influence sur le genre et un pionnier qui a bouleversé toute une génération de musiciens. Onze albums en carrière ce n’est pas rien et Immolation peut se vanter d’avoir eu une belle carrière pratiquement égale depuis ses débuts en 1991. Acts of God en fait foi, c’est un album qui fait honneur à l’héritage laissé par le groupe au fil des décennies.

Sans réinventer quoi que ce soit, Immolation s’illustre encore une fois dans ce qu’il fait le mieux : Un Death Metal brutal et technique qui arrache pas à peu près. Le niveau de composition est toujours aussi élevé et les riffs toujours aussi puissants. La production est infaillible, ça sonne comme un groupe de cette envergure se doit de sonner sans trop de flaflas technologiques, c’est intense et on aime ça comme ça. Pourquoi réinventer une recette qui marche bien et qui a fait ses preuves? Immolation nous sert un excellent Death Metal qui décape, point final.

Acts of God n’est pas le meilleur ni le pire de la discographie du groupe. C’est un album qui aura sa place dans les tops 2022 et une très bonne leçon sur le comment on doit jouer du Deatgh Metal en 2022 : Avec honnêteté et passion.
Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8

Cathedral – Caravan Beyond Redemption – 1998

Qui dit Doom Metal dit Cathedral. En effet, le groupe Anglais avec Lee Dorian à sa tête est rapidement devenu une légende et un incontournable du Doom Metal avec ses riffs caustiques et ses structures musicales lentes et surtout bizarres. Caravan Beyond Redemption, cinquième album du groupe, montrait un Cathedral en pleine possession de ses moyens qui nous emmenait vers des sonorités plus Rock mais toujours tout aussi percutantes. Le groupe ajoutait divers styles musicaux au travers de ses sonorités lugubres ajoutant plus de piquant à ses compositions. Cathedral fait partie de ces pionniers qui ont chamboulé le Métal et qui ont influencé un grand nombre de musiciens à se lancer dans cette musique lente, vaporeuse et oppressante qu’est le Doom!

Bolt Thrower – Mercenary – 1998

Avec Mercenary, Bolt Thrower avait reçu des critiques acerbes de la part de certains fans qui affirmaient que le groupe se ramollissait et devenait monotone. D’un autre côté, d’autres fans avaient aimé cet album qui après tout, demeurait du pur Bolt Thrower. Est-ce que le groupe commençait à montrer des signes de fatigue et d’essoufflement? Possible mais il est clair que Bolt Thrower continuait malgré tout à offrir de bonnes pièces même si celles-ci étaient moins brutales et plus axées vers un petit côté « groovy ». Il est normal pour un groupe de manquer un peu d’inspiration mais dans le cas de Bolt Thrower, la flamme continuait toujours de brûler et le groupe était toujours tout aussi influent qu’à ses débuts. Apprenons à écouter cet album avec une nouvelle oreille, nous y découvrirons des riffs qui décoiffent et d’excellentes pièces qui frappent fort.

Devin Townsend – Infinity – 1998

Quand on parle de Progressif et de musique disjonctée dans la grande scène Métallique mondiale, on n’a guère le choix de mentionner Devin Townsend en tant que chef de file d’une folie musicale hors du commun que plusieurs artistes embrasseront. Sur le deuxième album solo de Townsend, ce dernier s’en donne à cœur joie dans des compositions complexes, complétement survoltées et surtout riches en sonorités diverses. C’est sur Infinity que l’on a vu apparaître le légendaire logo de Devin Townsend qui le suivra partout à partir de ce moment. Devin Townsend, ce n’est pas pour tout le monde, j’en conviens. Mais quand on a une ouverture d’esprit et une culture musicale plus élevées que la moyenne, on comprend beaucoup mieux se qui se passe dans la tête de Townsend et on est en mesure d’apprécier à sa juste valeur tout le génie musical du bonhomme. À écouter avec les deux oreilles attentives sans se faire déranger par quoi que ce soit!

Bal-Sagoth – Battle Magic – 1998

Des pionniers du Métal Symphonique, le groupe Anglais Bal-Sagoth fut sans contredis l’un des plus spectaculaires en la matière et ce dès son premier album. Avec Battle Magic, le groupe montait de plusieurs échelons son aventure avec le symphonique et le Black Metal avec des pièces plus épiques les unes des autres. Il faut dire que l’utilisation des cuivres pour agrémenter les sonorités sombres du groupe s’avéraient plus qu’efficaces en apportant un petit côté glorieux aux pièces. Les niveaux de composition et d’arrangements avaient atteint des sommets incroyables et même si le groupe est toujours demeuré un peu dans l’ombre, il a toutefois donné de grandes leçons qui ont servi à plusieurs groupes à se lancer dans cette grande aventure symphonique. Un album digne de trames sonores de films épiques qu’il faut écouter au moins une fois dans sa vie!

Meshuggah – Chaosphere – 1998

Le terme Djent a été inventé par accident lorsqu’un des guitaristes de Meshuggah avait tenté d’expliquer le son du groupe sous l’influence d’alcool à un journal quelconque. L’interviewer n’avait absolument compris du charabia et avait pensé que le mot Djent était apparu dans la conversation en guise de réponse. Donc, Meshuggah est sans le vouloir l’inventeur du mot Djent et du genre qui en a découlé et le troisième album Chaosphere est fort possiblement le tout premier album de Djent au monde. Sur cet album les membres du groupe avaient choisi de composer des pièces avec des riffs saccadés et des tempos changeants et non standards, un peu comme des mesures de temps se rapprochant de ce quoi se fait dans le Jazz. Chose certaine c’est que même si Meshuggah est l’inventeur du Djent, il demeure le seul et unique groupe à vraiment s’Aventurer dans cette voie. À écouter sans compromis!

Malevolent Creation – The Fine Art of Murder – 1998

Il serait malaisant de reprocher à certains groupes de stagner et de ne pas vraiment évoluer. Parfois, garder sa sonorité et son style sans chercher à expérimenter peut être aussi une excellente chose. Malevolent Creation n’a jamais changé d’un iota son style de composition et son jeu nous revenant sans surprises avec le même son d’album en album. Ouin, pis? Est-ce quie le groupe est efficace? Est-ce qu’il a contribué au développement du Death Metal à l’échelle mondiale? Les réponses sont évidement oui et son sixième album était là pour le prouver. Des riffs incendiaires, une rythmique destructrice et des compositions entraînantes, que demander de plus? Le groupe était fidèle à lui-même et est demeuré intègre à son genre jusqu’à aujourd’hui. The Fine Art of Murder est un super album de Death Metal bien gras et pas gentil qu’il faut écouter le volume au fond sans se soucier de l’originalité et autres artifices inutiles.

Borknagar – The Archaic Course – 1998

The Archaic Course marquait de gros changements au sein de la formation Borknagar tant au niveau ds membres qu’au niveau musical. Le départ de Garm et l’arrivée de ICS Vortex avait chamboulé la direction musicale du groupe et ce troisième aklbum était bien plus quMun simple pont entre deux époques. Cu8rieusement, ICS Vortex remplacera également Garm dans Arcturus quelques années plus tard, comme quoi sa qualité de vocaliste devait être plus qu’importante. The Archaic Course était un album très ambitieux qui avait fait fuir de nombreux fans typiquement Black Metal à l’époque. Il faut dire que les éléments Black Metal étaient pratiquement disparus de la sonorité du groupe à partir de cet album, le progressif et les sonorités Vikings avaient pris le dessus et les compositions devenaient de plus en plus complexes au niveau des structures. L’utilisation plus fréquente de vocaux « cleans » éclipsait l’utilisation des vocaux plus « harsh » plus présents dans les précédents albums et le travail de production était beaucoup plus étoffé. Ces changements avaient mis Borknagar dans une catégorie sélecte de groupes désireux de changer les choses et d’expérimenter avec les sons et les textures. The Archaic Course n’était que le début et la suite allait être spectaculaire.

Skyforger – Kauja Pie saules – 1998

Alors que le Folk et la musique traditionnelle devenaient de plus en plus présentes dans la grande scène Métallique mondiale, les groupes se multipliaient à un rythme incroyable. Provenant d’un peu partout sur la planète, c,est surtout en Scandinavie et en Europe qu’on retrouvait le plus grand nombre de ces groupes qui chantaient la gloire passé de leurs ancêtres. Venu directement de la Lettonie, Skyforger est rapidement devenu l’un des chefs de file du Folk Metal et son premier album avait frappé Assez fort dans l’univers des groupes à tendances Folk. Kauja Pie Saules renfermait des riffs caustiques et abrasifs avec une forte tendance vers le Black Metal et les compositions du groupe étaient largement axées sur le Paganisme et les ancienne divinités. Le groupe a souvent été jugé à tort comme étant un groupe politique et avait dû se débarrasser de la croix Lettone du tonnerre de son logo souvent associée au Nazisme. Ce premier album fut une révélation pour plusieurs groupes à persévérer à relater les histoires ancestrales et à continuer d’incorporer des éléments traditionnels dans leur musique.

Kataklysm – Victims of the Fallen World – 1998

Le troisième album de Kataklysm allait apporter de gros changements au sein de la formation. Maurizio Iacono prendra le poste de chanteur en remplacement de Sylvain Houde et le poste de bassiste sera comblé par Stéphane Barbe. Musicalement Kataklysm poursuivait avec un Death Metal rapide et sauvage tout en explorant des avenues beaucoup plus mélodiques avec des éléments plus « groovy » et des structures plus complexes. Les fans de la première heure avaient possiblement eu un peu de difficulté à s’adapter à cette nouvelle facette de Kataklysm mais en bout de ligne, le groupe Montréalais avait réussi à se réinventer et à sortir un album digne de ce nom qui l’aidera à se propulser sur la scène mondiale avec aplomb et lui donner le statut de pionnier du Death Metal Québécois.

Witchery – Restless and Dead – 1998

Initialement fondé par Sharlee D’angelo comme un énième projet connexe e ndehors de Arch Enemy, King Diamond et Mercyful Fate, Witchery a, dès son premier album, atteint des échelons plus élevés dans la nouvelle vague de Black Metal teinté de Speed Metal. Dans les faits, Witchery est tout bonnement un « all star band » dans lequel plusieurs sommités du Métal extrême ont gravité au fil des albums, Restless and Dead était le tout premier d’une série d’albums plus intéressants les uns que les autres. Bien sûr, Witchery ne réinventait pas réellement la roue Métallique mais sa vision musicale qui tentait de reformuler ce qui avait déjà été fait a été des plus importantes pour le développement de la grande famille Métallique des années 2000. Le Speed Metal cru et noirci que le groupe proposait était malsain, bien exécuté et rempli de riffs mémorables qui feraient pâlir d’envie plusieurs musiciens en quête d’inspiration. Un excellent premier album fort influent qu’il faut écouter et réécouter sans compromis!

Cryptopsy – Whisper Supremacy – 1998

Le troisième album des Montréalais de Cryptopsy marquait le début de changement de personnel sur une base régulière en introduisant un nouveau chanteur et un nouveau guitariste. Point de vue musical, ce changement n’apportait pas vraiment d’innovation dans le son du groupe qui poursuivait sur sa lancée d’albums plus extrêmes les uns des autres. Le niveau technique était toujours aussi élevé et impressionnant plaçant ainsi Cryptopsy parmi les chefs de file de ce mouvement de Death Metal extrême et ultra technique. Whisper Supremacy marquait également la signature du groupe avec un label majeur, soit Century Media, entente qui durera pour quatre albums jusqu’en 2008. Après cet album Cryptopsy commencera à changer musicalement, changement qui déplaira aux fans mais qui n’empêchera pas au groupe de percer à l’échelle planétaire.

All Out War – For Those Who Were Crucified – 1998

For Those Who Were Crucifed, deuxième album dea Américains de All Out War, fut particulièrement pour le développement de ce qu’est devenu le Metalcore. Mélangeant habilement le Hardcore de la vieille école à la Cro-Mags avec un Thrash Metal à la Slayer, All Out War avait réussi à créer un genre musical rassembleur et surtout très brutal. Lorsqu’on parle de véritable Metalcore originel, All Out War devrait toujours être cité comme en étant l’un des pionniers et For Those Who Were Crucified est devenu l’un des plus grands classiques du genre. Un album méconnu qui mérite amplement sa place dans la grande Évolution Métallique!

Death – The Sound of Perseverance – 1998

The Sound of Perseverance est le septième et dernier album de la légendaire formation Américaine Death. Si nous pouvons attribuer le sobriquet de formation à Death bien évidement puisque dans les faits c’est le projet d’un seul homme. Plusieurs pièces de ce dernier album étaient destinées à Control Denied, projet Progressif de Shuldiner, mais après avoir signé avec Nuclear Blast, ce dernier avait décidé de sortir un dernier album de Death avant de se consacrer entièrement à Control Denied. The Sound of Perseverance était ce qu’on appelle terminer la tête haute et au sommet de son art. Contrairement à certaines mauvaises langues, cet album est fort possiblement le plus accompli au niveau de la composition et au niveau technique, Shuldiner nous prouvait encore une fois qu’il était tout un génie et était passé maître des compositions complexes de puis longtemps. L’importance de Death sur l’Évolution Métallique fut extrêmement importante à tous les niveaux pour avoir été l’un des premiers groupes du genre et avoir démystifié le côté technique et avant-gardiste de la grande famille Métallique.

Solitude Aeturnus – Adagio – 1998

Nous ne pourrions pas parler de Doom Metal en passant sous silence l’apport considérable que la formation Américaine Solitude Aeturnus a eue sur le développement du genre. Bien sûr, certains diront que le groupe a eu un succès mitigé et est en quelque sorte passé sous les radars mais, en bout de ligne, est-ce que des groupes comme Solitude Aeturnus étaient voués à se hisser dans les palmarès? Bien sûr que non! Ici nous parlons de Doom Metal, un genre musical aussi élitiste que le Death Metal ou tout autre genre de Métal plus extrême, genres qui ne sont pas du tout synonymes de gloire et de succès, si le mot succès peut ici être utilisé. Sur Adagio, Solitude Aeturnus se raffinait encore plus dans ses compositions et ses riffs sombres et épiques, mélangeant à son Doom lourd et lent des éléments de musique classique d’où le titre évocateur pour définir parfaitement cet avant dernier album. Le groupe américain suivait de près les traces d’un certain groupe Suédois dans lequel Robert Lowe performera sur trois albums sauite au démantèlement de Solitude Aeturnus. Adagio est un de ces albums épiques et presque parfaits qui son encore aujourd’hui sous-estimés. Prendre connaissance de ce joyau du Doom permettra à plusieurs de bien comprendre le cheminement et l’évolution du genre au fil des décennie.

Fear Factory – Obsolete – 1998

Sur son troisième album, Fear Factory établissait sa sonorité légendaire pour de bon avec son mélange de Death Metal et d’Industriel. Fortement guidé par les riffs sauvages de Dino Casares et la voix unique de Burton C. Bell, c’est Rhys Fulber qui remportait la palme de l’inventivité pour les compositions de Fear Factory. Même si Fulber n’a jamais été officiellement intégré en tant que membre officiel du groupe, il est indéniable que son apport au niveau des claviers a largement contribué à faire de Fear Factory un pionnier du Métal Industriel grâce à ses claviers disjonctés et ses arrangements incroyables. Obsolete pour suivait là où le groupe avait laissé avec Demanufacture et marquait le point de départ officiel d’une grande carrière musicale. Un formidable album qui a contribué à changer les mentalités et à démystifier l’usage des claviers dans le musique Métallique.