Marduk – Rom 5:12 – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1051
Marduk – Rom 5:12 – 2007
Suède

Le Black Metal a, dès ses premiers soubresauts, toujours été une musique extrême et incisive hors de la portée des gens se proclamant normaux. Cette musique noire se doit d’être blasphématoire et anticonformiste dans les plus pures des formes, c’est également un pied de nez aux autorités religieuses peu importe leur provenance et leur allégeance. La formation Suédoise Marduk qui fait partie de la première génération du Black Metal originel avait fait de ces facettes son cheval de bataille en poussant plus loin ces sujets tabous qui font frémir les croyants de ce monde. Rom 5:12 ou Romains, Chapitre 5 : Verset 12 qui parle un peu du péché originel était un titre judicieux et irrévérencieux pour un album rempli d’agression sonore et de riffs acérés. Marduk signait un autre excellent album et continuait d’exercer son influence sur le monde du Black Metal mondial tel un démon haut gradé au service de Satan. Marduk n’a jamais failli à sa mission de maintenir la flamme noire des ténèbres et a toujours pondu de très bons albums, celui-ci y compris. Allez mécréants, prosternez-vous devant le grand maître!

Ensiferum – Victory Songs – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1050
Ensiferum – Victory Songs – 2007
Finlande

Ensiferum poursuivait son périple en quête de sonorités traditionnelles pour concocter des compositions épiques et dignes de porter la flamme du Folk Metal bien haut. Le groupe Finlandais avait durci le ton sur ce troisième album en jouant plus vite et en proposant des pièces plus puissantes avec des riffs ravageurs plus axés sur lr Thrash Metal que le Power Metal des précédents albums. Musicalement parlant, Ensiferum se rapprochait plus de ses compatriotes de Korpiklaani que de Finntroll au niveau de la similitude avec des pièces plus joyeuses et festives. Le titre judicieux de Victory Songs reflétait très bien ce que le groupe avait voulu traduire en musique, les grandes batailles, les légendes et le fantastique relié aux ancêtres étaient tout à l’honneur au fil des neuf pièces de l’album. Ensiferum réitérait sa place comme chef de file du Folk Metal et était devenu suffisamment influent pour donner des leçons à ceux qui suivront la voie.

Arkona – Kob’ – 2023

Arkona – Pagan/Folk/Black Metal – Russie
Kob’ – 2023
Napalm Records
9.5/10

Аркона (Arkona) roule sa bosse depuis plus de vingt ans. Initialement fondé autour de Masha Scream, Maria Arkhipova de son vrai nom, Arkona est rapidement monté en grade pour devenir l’un des chefs de file de la scène Folk Metal mondiale. Le groupe Russe nous sert son neuvième album en carrière et signe un autre chef d’œuvre de sa discographie.

Kob’ est la continuité de l’évolution musicale de Arkona. Avec Yav, la musicienne avait incorporé des éléments plus progressifs à son Folk Black Metal ce qui avait brouillé un peu les cartes à la l’époque. Le Prog avait persisté sur l’album suivant mais revient un peu moins en force sur ce nouvel opus. En fait, Arkona effectue un retour aux sources en mettant son Black Metal incisif à l’avant plan tout en ajoutant de nouvelles sonorités ambiantes et vaporeuses aux compostions. Le son de Arkona a changé depuis ses débuts et oui, le Folk est moins présent que sur les premiers albums mais, c’est ça l’évolution. Il faut savoir se réorienter pour éviter de stagner et c’est ce que Masha tente de faire depuis les trois derniers albums. La production est encore une fois à la hauteur des attentes, ça sonne, c’est brillamment arrangé en laissant planer un genre d’incantation tout au long des huit pièces qui forment un tout homogène en s’imbriquant les unes dans les autres.

Kob’ est un excellent album intense qui prouve que Arkona est toujours maître de sa destinée et de ses compositions. Aucun compromis n’est accepté et c’est tant mieux. Kob’ fait déjà partie des meilleurs albums de la discographie du groupe et il se retrouve bien haut dans les tops 2023.

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Dimmu Borgir – In Sorte Diaboli – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1049
Dimmu Borgir – In Sorte Diaboli – 2007
Norvège

In sorte Diaboli fut le dernier album digne de ce nom pour Dimmu Borgir avant que le groupe ne sombre dans une débandade incompréhensible et pathétique. Certains diront que le groupe avait déjà commencé à se perdre depuis quelques albums déjà mais dans les faits, In Sorte Diaboli malgré certaines faiblesses était un bon album de Dimmu Borgir. Oublions tout de suite le côté Black Metal. La troupe de Shagrath n’était plus dans ce genre depuis un bon bout de temps mais cela ne l’empêchait pas de pondre d’excellentes pièces et la majorité des neuf compositions commençant toutes par « The » étaient dignes d’une écoute et d’une qualité musicale appréciable. Le côté symphonique avait pris le dessus mais le groupe était toujours en mesure de composer de très bons riffs et de faire des arrangements intelligents. Mais, les bonne années de Dimmu Borgir étaient loin derrière. On s’aventurait de plus en plus vers une facette plus commerciale et on sentait la catastrophe arriver à grands pas. Ce sera le cas avec l’album suivant qui plantera le premier clou dans le cercueil de la crédibilité du groupe et celui qui suivra qui en refermera le couvercle.

Thy Catafalque – Alföld – 2023

Thy Catafalque – Avant Garde Metal – Hongrie
Alföld – 2023
Season of Mist
9.4/10

Kátai Tamás, de son nom de scène Tamás Kátai, roule sa bosse dans la grande scène métallque mondiale depuis plus de trente ans et pourtant, le bonhomme demeure encore aujourd’hui presque inconnu. Son projet le plus prolifique à ce jour est Thy Catafalque qui cumule à ce jour onze albums en carrière depuis ses tout débuts en 1998. Originalement parti en tant que duo œuvrant dans une Black Metal expérimental, Thy Catafalque est devenu un projet solo en 2011 avec l’album Rengeteg et depuis, le projet a pris une tangente beaucoup plus avant-gardiste en incorporant des éléments électroniques et issus de divers styles complètement hors de la grande sphère métallique.

Je l’attendais avec impatience ce onzième album. Après quelques écoutes, je peux affirmer que je suis loin d’être déçu, comme à chaque sortie d’album Sgùrr, album avec lequel j’ai connu le projet. Sur Alföld, on revient un peu aux sources en revisitant le bon vieux Black Metal, du moins sur la face A. Beaucoup de guitares puissantes avec des riffs gras et incendiaires mais toujours entremêlés des atmosphères planantes et cosmiques avec certains éléments presque Folk par moments, surtout au niveau du chant féminin une fois de plus effectué par Martina Veronika Horváth. Les vocaux de type « growls » sont effectués par des chanteurs invités qui gravitent autour de Kátai Tamás depuis plusieurs années. Le niveau de composition est aussi élevé que par le passé, ici c’est un véritable travail d’artiste qui ne fait aucun compromis. J,ai souvent comparé le compositeur à Mike Oldfield pour certaines façons de composer et d’arranger les parties musicales et je réitère une fois de plus cette comparaison. La production est irréprochable, ce qui aide grandement à la qualité des pièces contenues sur l’album. Kátai Tamás est encore une fois constant en nous livrant un autre chef d’œuvre musical.

Si vous ne connaissez pas encore le projet, je vous invite fortement à vous y mettre immédiatement si vous aimez la musique plus progressive et riche en textures musicales diverses. Un autre excellent album de 2023 qui se retrouvera assurément dans les tops de fin d’année!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Mayhem – Ordo Ad Chao – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1048
Mayhem – Ordo Ad Chao – 2007
Norvège

L’Ordre par le Chaos. Cette citation définit très bien ce que Mayhem essayait de traduire en musique. Malgré une légère faute de frappe intentionnelle dans son titre, Ordo Ad Chao fut le résultat d’un travail de génie pour le guitariste Blasphemer qui en était à son deuxième album, avec la légendaire formation Norvégienne. Ce quatrième album nous montrait un Mayhem plus expérimental et plus chaotique que jamais avec des compositions complexes et très incisives sur une production floue et vaporeuse. Le groupe continuait à être tout aussi influent et prouvait une fois de plus qu’il était le pionnier du Black Metal Scandinave qu’il avait toujours été. Bien que plutôt difficile d’accès aux non-initiés, Ordo Ad Chao est un album mémorable et très important pour l’évolution du Black Metal en général et surtout un album à prendre en considération si on est un tant soit peu curieux et intéressé à connaître cette évolution. Un autre album important pour Mayhem qui ne se répétait pas d’une sortie à une autre.

Sadist – Sadist – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1047
Sadist – Sadist – 2007
Italie

Après l’album catastrophique Lego, la formation Italienne Lego avait tellement eu de difficulté à se remettre de ce cuisant échec qu’il avait opté pour une séparation en 2001. La poussière aura pris quatre ans à retomber et une reformation de groupe fut envisageable en 2005. Le grand retour de Sadist s’est effectué en 2007 avec la sortie de son album éponyme qui ramenait les Italiens dans le droit chemin avec un spectaculaire retour aux sources. Les compostions étaient à nouveau concentrées sur l’ultra technique avec un niveau plus élevé qu’auparavant et l’échec de Lego n’eut pas seulement de mauvais côtés. Les éléments Industriels visités sur cet album avaient en quelque sorte trouvé leur place dans la musique du groupe et le mélange était tout simplement incroyable. Les claviers étaient utilisés avec une intelligence remarquable sans prendre trop de place mais avec une présence suffisamment grande pour permettre de jouer avec diverses sonorités planantes et atmosphériques au travers de textures parfois Jazzy et généralement très Progressives, le tout bien assis sur un Death Metal d’une puissance incomparable. Sadist était de retour avec un excellent album et apprenait de ses erreurs. Les albums suivants allaient être à la hauteur de ce que le groupe pouvait livrer et même s’il n’est pas des plus connus à l’échelle mondiale, le groupe Italien est toujours tout autant influent dans le domaine du Death Metal ultra technique.

Arkaik – Existential Chaos – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1046
Arkaik – Existential Chaos – 2007
États-Unis

Au tournant des années 2000 le niveau de technicité augmentait à grande vitesse chez les musiciens de musique extrême créant ainsi de nouvelles entités et de nouveaux sous-genres qui allaient monter la barrière encore plus haute. La formation Américaine Arkaik était justement l’une de ces formations qui avaient poussé le bouchon plus loin avec son premier album Existential Chaos. Même si ce premier album était passé un peu sous les radars à l’époque, il avait tout de même contribué à ce que le groupe se fasse remarquer par certains labels et finir par signer avec Unique Leader pour son deuxième album. Existential Chaos contenait suffisamment de structures complexes et de riffs ultra techniques pour permettre au groupe de se hisser parmi les chefs de file de la nouvelle génération et de se faire prendre au sérieux dans la vaste scène métallique mondiale. Comme je l’explique depuis les débuts de cette évolution métallique, ce sont généralement de plus petits groupes qui ouvrent la voie pour de plus gros à venir et Arkaik fait partie de ces petits groupes ayant contribué à faire évoluer un genre en plaçant les échelons plus haut. Un très bon album qui allait ouvrir les portes toutes grandes pour ce qui allait suivre.

Finntroll – Ur jordens djup – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1045
Finntroll – Ur jordens djup – 2007
Finlande

Bien qu’il soit toujours demeuré inaccessible au commun des mortels, Finntroll est l’un des plus importants groupes de Folk Metal sur la planète et son influence a été et est toujours fort importante pour le développement du genre. Initialement, le groupe Finlandais utilisait des éléments de la musique traditionnelle de son pays, la Polka, pour agrémenter des compositions noires et très puissantes relatant les mythes et légendes de la Finlande. À la suite de l’énorme succès de son troisième album Nattfödd, le groupe avait quitté Spinefarm Recordas pour signer avec Century Media et ainsi s’assurer une distribution internationale et par le fait même une reconnaissance mondiale. Peu après la sortie de Nattfödd, le groupe avait dû licencier Wiska pour diverses raisons et le remplacer par Vreth au poste de chanteur. Ur jordens djup présentait un Finntroll encore plus puissant et encore plus intéressant qu’auparavant avec des compositions encore plus étoffées et toujours plus sombres et dans les dents. Le groupe qui chantait en suédois pour faire plus Troll allait faire sa place partout sur la planète et son influence s’étendra davantage pour solidifier sa position de pionnier du genre.

Type o Negative – Dead Again – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1044
Type o Negative – Dead Again – 2007
États-Unis

Dead Again fut le septième et dernier album de Type O Negative. Comme pour les parutions précédentes, Peter Steele et sa gang nous offraient des pièces riches en sonorités et en surprises. Dès les premières notes de la pièce titre on constate que le groupe est toujours en pleine forme et est encore capable de livrer la marchandise, cette pièce est une excellente ouverture d’album rapide, simple mais qui frappe fort. Le groupe nous plonge dans diverses textures musicales tout au long de l’album avec des éléments psychédéliques par moments et de la puissance à revendre. La rapidité est de mise sur cet album avec des changements de tempo à couper le souffle. Type O Negative est demeuré constant durant toute sa carrière en n’offrant que de la qualité musicale et Dead Again fermait avec brio cette fulgurante carrière. Un album magistral qui permettra à Peter Steele de partir cers l’au-delà la tête haute en 2010. Type O Negative laisse derrière lui tout un héritage et un bagage musical qui aura influencé plusieurs genres dont le Doom Metal et le Gothic Metal. Un groupe extrêmement important pour la grande évolution métallique.

Dååth – The Hinderers – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1043
Dååth – The Hinderers – 2007
États-Unis

Le premier album de Dååth avait permis au groupe de se retrouver avec un contrat sur l’étiquette majeure Roadrunner Records. The Hinderers montrait le groupe sous un autre jour, plus accompli et surtout beaucoup plus intéressant avec son mélange de Death Metal mélodique et d’industriel. Les compositions étaient plus étoffées et plus raffinées ce qui laissait présager que le groupe d’Atlanta irait loin dans un futur assez rapproché. Curieusement, cet album avait reçu des critiques pas très élogieuses de la part de certains fans fort probablement dû à ce fameux facteur du changement. Pourtant, The Hinderers regorge d’excellents riffs et surtout d’idées innovatrices qui sortaient du lot faisant de cet album le meilleur de la courte discographie du groupe, comme quoi les opinions peuvent diverger d’un individu à l’autre dans cette belle grande scène mondiale. The Hinderers n,aura toutefois pas le succès escompté par Roadrunner qui laissera tomber le groupe avant la sortie de l’album suivant. The Hinderers est un excellent album riche en sonorités qui vaut largement la peine qu’on s’y attarde.

Crystal Viper – The Curse of Crystal Viper – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1042
Crystal Viper – The Curse of Crystal Viper – 2007
Pologne

Qui affirmait que le Heavy Metal était mort? Bien que le genre soit tombé dans les tréfonds de la musique underground dans les années 90, le Heavy Metal et par la bande tous les sous genres métalliques sont devenus encore plus forts et plus puissants. La première moitié des années 2000 fut marquée par une recrudescence de groupes voulant reprendre le flambeau du Heavy Metal et permettre à cette grande flamme de s’élever bein haut comme à la belle époque des pionniers. La formation Polonaise Crystal Viper avec Marta Gabriel à sa tête était un de ces groupes à brandir à nouveau la flamme du Heavy Metal pur et dur avec un premier album fort réussi. Sans réinventer le genre, Crystal Viper offrait néanmoins des compositions livrées avec passion et dignes des grands noms qui ont forgé le Heavy Metal à grands coups de riffs bien aiguisés. Le groupe Polonais reprenait les hymnes originels en y ajoutant sa propre touche pour faire revivre la pureté métallique à l’état brut. Un excellent premier album à se mettre dans les oreilles si vous ne connaissez pas encore le groupe!

Legion of the Damned – Poison Chalice – 2023

Legion of the Damned – Death/Thrash Metal – Pays-Bas
Poison Chalice – 2023
Napalm Records
8.8/10

Ma rencontre avec Legion of the Damned s’est faite en 2007 avec la sortie du deuxième album Son of the Jackal. À l’époque, j’avais visité la discographie de Occult ainsi que le premier album après le changement de nom pour Legion of the Damned et j’étais tombé sous le charme du groupe Néerlandais. Depuis, chaque sortie est pour moi un cadeau et Poison Chalice ne fait pas exception. Je l’attendais depuis plusieurs mois, le vinyle a été retardé en production et la date initiale de sortie avait été repoussé de quelques semaines. Mais là, je l’ai et au moment d’écrire ces lignes, J’en suis à ma quatrième écoute. Allons voie ce que ça donne.

Dès les premières notes de Saints in Torment, on note tout de suite un gros changement dans la façon de faire du groupe. On a opté pour une intro tranquille au lieu de partir l’album en trombe comme par le passé. Ma première écoute m’a laissé perplexe car j’avais l’impression de ne plus reconnaître Legion of the Damned pour une raison qui m’échappe. Peut-être parce que cet album est dans le tapis d’un bout à l’autre, qu’Il contient des solos de guitare en duel et que les guitares misent sur la mélodie. En fin de compte après quelques écoutes, je me suis aperçu que Poison Chalice c’était du Legion of the Damned pur à 100% comme sur Son of the Jackal et comme sur tous les autres albums du groupe. Ici, pas de place pour les poseurs. On y va à fond de train avec une rythmique rapide et dans les dents, des riffs incendiaires qui détruisent tout sur leur passage et une voix qui nous invective et nous rentre dedans pour que ça fasse mal. J’ai réalisé que j’avais encore sur le cœur le départ de Richard Ebisch mais que finalement, Twan van Geel avait vraiment pris la place et s’était approprié le poste de principal compositeur depuis presque dix ans et force est de constater qu’il a très bien repris le flambeau. Le niveau de composition est même un peu plus élevé que par le passé et la production frappe fort sans bon sens.

Poison Chalice est à l’image de ce que le groupe nous balance depuis ses tout débuts sous le nom de Occult et que treize albums plus tard, Legion of the Damned ne fléchi aucunement. Un excellent album dans la discographie qui se retrouvera dans les tops 2023 de Hurlemort!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Lifelover – Erotik – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1041
Lifelover – Erotik – 2007
Suède

Comme je l’ai mentionné à maintes reprises depuis le début de mon évolution métallique, pour être influent, nul besoin d’être un gros groupe. Dans la majorité des cas, ce sont les plus petits groupes moins connus qui en ont influencé d’autres qui sont devenus plus gros par la suite. Plusieurs de ces petits groupes ont préféré s’en tenir au côté artistique de leur cheminement en demeurant dans l’ombre. La formation Suédoise Lifelover en est une parmi tant d’autres ayant préféré rester caché du grand public mais dont la discographie a été riche en expérimentation musicale ayant été frot influente pour la grande scène métallique mondiale. Avc son deuxième album, Erotik, le groupe avait misé sur des sonorité très sombres et très froides à cheval entre le Black Metal et le Rock dépressif fortement influencé par le Shoegaze. Le résultat est époustouflant, mélancolique et surtout d’une tristesse et d’un désespoir désarmants. Les éléments Post-Punk inclus dans les compostions du groupe apportaient une tout autre dimension aux sonorités Black Metal et sans le vouloir, Lifelover avait contribué à créer un tout nouveau genre qui émergera sous le sobriquet de Post Black Metal. Erotik est un excellent album de musique à la fois sensible et grinçante, à écouter avec attention pour en savourer chaque note.

Rotting Christ – Theogonia – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1040
Rotting Christ – Theogonia – 2007
Grèce

Il m’arrive régulièrement d’avoir des discussions sur la musique avec des gens plus ou moins connaissants ou tout simplement amateurs de f=divers styles musicaux. Il arrive très souvent que cette discussion porte sur la constance des groupes à sortir de bons albums et généralement, le constat de ces gens est que peu de groupes sont capables d’avoir une discographie parfaite. C’est en partie vrai mais aussi très faux car des groupes qui ont une excellente constance au fil de leurs sorties, j’en connais beaucoup dont Rotting Christ. Theogonia est le neuvième album du groupe Grec et jusque-là, le duo des frères Tolis n’avait jamais failli à sa mission de ne sortir que des albums dignes de ce nom. Certains diront que le groupe a changé au fil du temps ce qui est normal pour un groupe car l’évolution est nécessaire et souvent bénéfique pour tout musicien auteur compositeur. Mais, malgré ces changements de sonorités, Rotting Christ a toujours livré une musique de qualité et na, jamais tenté de devenir populaire. Le mot d’ordre a toujours été de composer des pièces grandioses et c’était toujours le cas sur Theogonia, sur le quel le duo se réinventait une fois de plus en explorant diverses facettes musicales pour nous en mettre plein les oreilles. Rotting Christ continuera de livrer la marchandise pour toutes les autres parutions suivantes pour ainsi être en mesure de s’affirmer en tant que leader du genre et avoir une discographie incroyablement riche. Un album à découvrir ou à redécouvrir pour le plaisir de vos oreilles!

Moonsorrow – V: Hävitetty – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1039
Moonsorrow – V: Hävitetty – 2007
Finlande

Avec son cinquième album, la formation Finlandaise Moonsorrw avait frappé un grand coup. J’entends les non intitiés dire » Voyons donc, deux tounes de 30 minutes? Ça se danse pas ça! ». Eh bien non, Moonsorrow comme la vaste majorité des groupes de la grande famille métallique, ça ne se danse pas. V: Hävitetty nous montrait un Moonsorrow encore plus cérébral et Progressif que sur les parutions précédentes mais aussi beaucoup plus sombre et mélancolique. L’idée d’offrir de très longues pièces m’a toujours plu car j’aime les progressions lentes et atmosphériques, Moonsorrow avait fortement bien réussi ce coup-là, Certains fans avaient eu de la difficulté avec cet album probablement dû au fait de cette interminable progression maussade qui apportait une riche atmosphère sombre remplie de textures diverses. Sans dire que cet album est le meilleur de la discographie, on peut aisément affirmer qu’il est loin d’être le pire, dépendamment des goûts de tout un chacun. Quoiqu’il en soit, Moonsorrow est toujours demeuré un pilier et un puissant représentant de la musique Folk noircie et grinçante et V: Hävitetty en est la preuve incarnée.

Legion of the Damned – Sons of the Jackal – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1038
Legion of the Damned – Sons of the Jackal – 2007
Pays-Bas

C’est avec son deuxième album, Sons of the Jackal, que Legion of the Damned a enfin pu se faire connaître et être reconnu à sa juste valeur. Sous le nom de Occult, le groupe avait sorti cinq albums et malgré le faite qu’il ait été un pionnier dans son pays dès le début des années 90, le groupe est pratiquement demeuré dans l’ombre pendant plus d’une décennie. Le fait est que tant pour Occult que Legion of the Damned, le groupe est toujours demeuré intègre et na jamais fait de compromis. Ici, pas de place pour les poseurs, on livre riff incendiaire par-dessus riff incendiaire avec une rythmique qui défonce tout. Sons of the Jackal est l’album le plus accompli du groupe avec des compositions qui frappent fort et qui ne pardonnent pas. Encore aujourd’hui, Legion of the damned n’est pas le plus connu des groupes œuvrant dans le créneau Death/Thrash Metal mais c’est possiblement une bonne chose en soi car l’attrait de la popularité n’étant pas présent, cela permet au groupe de focusser sur ce qui est le plus important : Composer d’excellentes pièces sans se soucier de quoi que ce soit. Pas de compromis, pas de pitié!

Cruachan – The Morrigan’s Call – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1037
Cruachan – The Morrigan’s Call – 2006
Irlande

Lorsqu’on parle de musique Celtique en général, on est loin de s’imaginer que ce genre ancestral pourrait bien se marier avec du Métal extrême. Pourtant, la formation Irlandaise Cruachan a réussi cet exploit avec brio dès son premier album. Avec The Morrigan’s Call, cinquième album de sa discographie, Cruachan prouvait encore une fois qu’il était le maître de la musique Celtique en format métallique. En écoutant la première pièce, Shelob, on constate que le groupe n’a jamais eu l’intention de demeurer toujours sombre, cette pièce est très festive et surtout très joyeuse. Dans les faits, même si Cruachan a des racines très médiévales, sa musique a évolué vers un Folk plus traditionnel comme on en trouvait au 17e et 18e siècle avec les violons et autres instruments plus « modernes » qui ont contribué au développement de la musique traditionnelle Irlandaise. Fait intéressant, la musique traditionnelle Québécoise découle directement de celle des Irlandais. Plus on avance avec les pièces de l,album, plus on retrouve les éléments de la culture Celte surtout au niveau des flûtes et de la façon de jouer des pièces mélancoliques comme la très douce Coffin Ships. The Morrigan’s Call est un excellent album qui mérite le détour et qui nous montre que Cruachan est un de ces groupes qui prennent la musique de leurs ancêtres au sérieux et qui la perpétuent avec passion.

Devin Townsend – The Hummer – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1036
Devin Townsend – The Hummer – 2006
Canada

Tout comme pour Devlab, Devin Townsend avait choisi de composer des pièces avec des structures et des sonorités plus ambiantes qui s’éloignaient grandement de la sauvagerie sonore et la folie musicale qui étaient les marques typiques de Townsend. Alors, dis-nous Sinistros, pourquoi parles-tu de ces albums dans ton évolution métallique su justement ils ne sont pas très « Métal »? Parce que Devin Townsend, en expérimentant avec les sons, a permis à bon nombre de musiciens issus de la grande famille métallique à élargir leurs horizons et par le fait même à faire évoluer musicalement cette grande famille. Townsend sortait de sa zone de confort et nous faisait prendre conscience qu’on pouvait jouer avec différentes textures et sonorités en imbriquant divers genres avec le métal plus traditionnel. Le grand Devin nous montrait aussi une façon de composer différente tout en s’inspirant d’artistes qui avaient inspiré plusieurs musiciens à façonner le Heavy Metal et ses sous genres. On a qu’à penser à Tangerine Dream par exemple ou encore des groupes progressifs expérimentaux des années 70 comme Magma pour comprendre que Townsend ne faisait que revenir aux sources pour mieux rebondir sur les albums suivants. The Hummer est un album très relax qui nus fait voyager dans l’espace qui nous entoure que dans notre for intérieur. Pas Métal mais fortement influent pour la suite des choses!

Cloak – Black Flame Eternal – 2023

Cloak – Gothic Black Metal – États-Unis
Black Flame Eternal – 2023
Season of Mist
8,8/10

Cloak est une formation Américaine que je découvre cette année avec son troisième album, Black Flame Eternal. Curieusement, cette formation était passé sous mon radar depuis 2017 et pourtant, Season of Mist n’a jamais eu l’habitude de ne pas faire de publicité pour ses protégés. C’est donc avec une oreille nouvelle que je découvre ce groupe originaire d’Atlanta.

Première chose qui frappe dès les premières notes c’est le petit air familier à la Tribulation qui vient à mon esprit, ce qui est loin de me déplaire étant fan de la formation Suédoise depuis ses tout débuts. Au fil des pièces on dénote plusieurs influences de Black Metal notamment du côté de Dissection et Watain sans réellement dire que c’est du copier/coller car Claok a une sonorité originale et propre au groupe. Le niveau de composition est de haut calibre, le groupe sait jouer la carte de la complexité sans tomber dans la technicité extrême, on joue avec les mélanges de sons de guitares passant de distorsion à « clean », souvent les deux en même temps, caractéristique présente chez des groupes Gothiques des années 80 comme The Sisters of Mercy ou Fields of the Nephilim. La production est excellente, ça sonne à l’ancienne sans « triggers » ni superflu technologique, on y va droit au but avec une bonne touche moderne pour faire sonner le tout comme un groupe se doit de sonner en 2023.

Black Flame Eternal me donne le désir d’aller visiter les deux albums précédents, il figurera dans les tops 2023 de Hurlemort. Je le recommande fortement pour les amateurs de bonne musique noircie qui frappe fort.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Solitude Aeturnus – Alone – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1035
Solitude Aeturnus – Alone – 2006
États-Unis

Solitude Aeturnus n’est pas un nom très connu dans les hautes sphères métalliques, le groupe Américain étant demeuré dans l’ombre durant toute sa carrière et n’ayant jamais pu se retrouver plus haut. Il est fort probable que le but n’a jamais été de devenir un groupe qui attire les masses mais plutôt une entité qui préférait faire la musique de son choix et de faire fi des standards établis. Quoiqu’il en soit, le groupe est une grosse pointure dans le domaine de Doom Metal et a été fort influent tout au long de sa carrière. Son dernier album en fait foi avec des riffs épiques et des pièces grandioses dignes des grands noms du genre. Alone fut effectivement le tout dernier album du groupe même si la fin de celui-ci s’est effectuée en 2011. Alone fut un autre chef d’œuvre de la discographie qui permettra à son chanteur Robert Lowe de rejoindre Candlemass après la sortie de Alone. Si vous ne connaissez pas encore Solitude Aeturnus, je vous conseille fortement de vous y mettre pour découvrir tout un monde de pur Doom lent et froid qui a influencé bon nombre de musiciens à opter pour cette voie de mélancolie et de tristesse musicale.

Coldworker – The Contaminated Void – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1034
Coldworker – The Contaminated Void – 2006
Suède

Bien qu’ayant eu une assez courte carrière en demeurant dans l’ombre de ses collègues Suédois, la formation Coldworker a réussi à sortir du lot dès son premier album en offrant un Death Metal original et puissant. Coldworker avait été préssenti pour devenir le chef de file de la nouvelle génération de groupes de Death Metal typiquement Suédois et ça s’entends clairement sur The Contaminated Void avec ses riffs techniques et sa puissance de frappe réglée comme une horloge. Les membres du groupe n’étaient pas des inconnus, certains d’entre eux évoluaient ou avaient évolué avec entre autres Vomitory, Cut Up, The Project Hate MCMXCIX ou encore Nasum. Ce premier album reflète amplement l’évolution du fameux son Death Metal gras de la Suède et est à écouter avec un fort débit sonore pour en mesurer l’impact!

Martyr – Feeding the Abscess – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1033
Martyr – Feeding the Abscess – 2006
Canada

Avec son troisième et dernier album, la formation Trifluvienne Martyr avait poussé le bouchon de la technicalité encore plus loin. Le groupe était déjà une référence en la matière et l’intégration d’éléments plus Jazz dans ses compositions allait tout simplement renforcer son statut de grande influence mondiale dans le domaine du Death Metal ultra technique. Daniel Mongrain n’a jamais caché son amour inconditionnel pour Voïvod, la reprise de Brain Scan avec en prime Blacky à la basse le témoigne grandement et même si Feeding the Abscess était en quelque sorte le chant du cygne pour le groupe, il ne serait pas pour autant oublié par la suite, au contraire! Daniel Mongrain rejoindra Voïvod en 2008 et Martyr sera mis en arrêt définitif en 2012. Si vous aimez les envolées progressives et très Jazz avec un Death Metal abrasif et puissant, Feeding the Abscess est tout indiqué pour vous faire passer de très bons moments de pure défonce musicale.

Melechesh – Emissaries – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1032
Melechesh – Emissaries – 2006
Israël

Melechesh est l’un de ces groupes pionniers moins connus du grand public ayant grandement contribué à faire avancer la musique extrême en incorporant des éléments issus du passé. Dans les faits, Melechesh est l’un des premiers groupes mondiaux à avoir incorporé des éléments de la culture et de la musique du Moyen Orient dans un Black Metal vicieux et caustique à la même époque où Nile faisait de la culture Égyptienne son cheval de bataille. Ayant dû fuir son pays d’origine, Melechesh avait réussi à établir une notoriété dans les sphères métallqiues underground de la planète et son quatrième album, Emissaries, allait tout simplement faire reconnaître le groupe comme étant une sommité du genre rivalisant avec des pointures comme Septicflesh, Rotting Christ et bien sûr Nile. L’influence de Melechesh permettra à d’autres groupes d’emprunter cette voie et de ne pas craindre les autorités dictatrices de certains pays ultra religieux. Tout un album et tout un exemple à suivre pour se tenir debout contre l’adversité.

Borknagar – Origin – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1031
Borknagar – Origin – 2006
Norvège

Borknagar avait créé toute une surprise et surtout toute une commotion dans le vaste milieu métallique mondial avec la sortie de son album Origin. D’une part, les amateurs qui s’attendaient à un album Black Metal Progressif de la part du groupe ont vu leurs ardeurs grandement diminuées en l’entendant. D’une autre part, Origin avait plu à une bonne majorité de fans qui attendaient un album comme celui-là depuis longtemps. Origin était en fait un album 100% acoustique et totalement Folk, d’où son titre qui faisait référence aux origines des ancêtres et de leur musique. Les détracteurs n’avaient tout simplement pas compris que c’était toujours le même Borknagar mais sans distorsion sur les guitares et sans « growls ». Les structures musicales étaient les mêmes et le groupe se permettait même de pousser encore plus loin ses arrangements ce qui faisait de cet album une remarquable pièce maîtresse dans sa discographie. Est-ce que cet album a pu être influent pour l’évolution métallique? Bien évidemment! Origin a montré la voie à d’autres formations de même acabit et a surtout enseigné qu’on pouvait élargir ses horizons musicaux et toujours rester fidèle à soi-même tout en demeurant pertinent et créatif. Un excellent album très mollo à écouter pour s’évader dans nos pensées.

Krux – II – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1030
Krux – II – 2006
Suède

Le nom de Krux n’est pas très connu dans le grand monde du Métal mondial. Pourtant, ce groupe Suédois est un supergroupe tournant autour de Leif Edling de Candlemass. C’est connu depuis la deuxième moité des années 80, Edling est un fin compositeur et toute une machine à riffs. Le bonhomme a tellement d’idées, qu’il ne peut pas toutes les utiliser pour Candlemass, donc plutôt que de mettre ces dites idées de côté, il fonde de nouvelles entités avec d’excellents musiciens pour sortir des albums mémorables et épiques. Sur le deuxième album de Krux, Leif Edling s’était entouré de Peter Stjärnvind (Entombed) à la batterie, Jörgen Sandström (The Project Hate MCMXCIX), Fredrik Åkesson (Opeth, Ghost) à la guitare, Mats Levén (ex-Candlemass) à la voix et Carl Westholm (Avatarium, Candlemass) aux claviers. Ces talentueux musiciens avaient rendu les pièces de Edling comme elles se devaient de sonner avec des textures froides et glauques comme tout bon groupe de Doom épique se doit de sonner. Krux était en fait un croisement entre Candlemass, Avatarium et Abstrakt Algebra et le résultat était tout simplement incroyable, prouvant ainsi que Leif Edling a toujours été un génie de la composition et un maître incontesté du Doom Metal. Un album parfait pour voyager intérieurement et avoir une bonne dose de puissance musicale en pleine face!

God Dethroned – The Toxic Touch – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1029
God Dethroned – The Toxic Touch – 2006
Pays-Bas

God Dethroned n’a jamais été un groupe des plus reconnus dans la vaste scène métallique mondiale. Pourtant, le groupe des Pays Bas roule sa bosse depuis 1991 et a sorti pas moins de onze albums en carrière. Tous ces albums ont la particularité d’être toujours constants et intéressants et le septième album, The Toxic Touch, ne faisait pas exception à cette règle. Sur cet album, le groupe nous livrait une autre bombe incendiaire avec des riffs à la fois grinçants et mélodiques bien assis sur une force de frappe des plus puissantes et des arrangements relativement complexes. Certains diront que God Dethroned ne réinvente en rien le Death Metal et ils auront raison. God Dethroned était là dès les tout débuts du genre et a contribué à son développement dans son pays au même titre que les Asphyx, Sinister, Pestilence ou Thanatos. Alors si le groupe ne réinvente rien c’est parce qu’il fait ce qu’il a initié dès les balbutiements du Death Metal en Europe. Aussi simple que ça. The Toxic Touch est un autre excellent album de la part de God Dethroned qu’il faut écouter pour bien comprendre l’évolution du Death Metal Européen et de son impact sur le genre à travers le monde.

Vomitory – All Heads are Gonna Roll – 2023

Vomitory – Death Metal – Suède
All Heads are Gonna Roll – 2023
Metal Blade records
8.8/10

Le voici enfin arrivé ce nouvel album de Vomitory! Pour faire une histoire courte, Vomitory s’était séparé en 2013 et s’est reformé en 2018. All Heads are Gonna Roll est donce le premier album depuis la sortie de l’excellent Opus Mortis VIII paru en 2011. Donc, près de douze années se sont écoulées entre ces deux albums et il était grand temps que le groupe nous en offre un nouveau.

Avais-je des attentes? Peut-être. Sont-elles comblées? Absolument. Point de vue musical, aucune réelle surprise, Vomitory nous garroche son légendaire Death Metal puissant et bien gras avec des riffs bien aiguisés et une rythmique infernale. C’est cru, franc et direct, pas de taponnage et pas de tétage, on va droit au but sans fioritures inutiles. Cependant, la production a monté d’un cran ce qui rends justice aux dix pièces de l’album, c’est fluide et bien équilibré, du moins pour du Death Metal à sauce Suédoise. La voix de Erik Rundqvist me semble un peu moins profonde qu’auparavant mais c’est peut-être justement dû à la production. Quoiqu’il en soit, le groupe assure au maximum sur cet album et même s’il ne réinvente pas le genre, il le rend bien et reste fidèle à lui-même en offrant toute l’excellence dont les membres sont capables de livrer.

Vomintory joue dans un registre de Death Metal que j’aime beaucoup, vitesse, changements de tempos et intensité. On ne tombe pas dans le trop technique et on garde le cap sur l’essentiel : Créer de bonnes pièces pour faire lever la foule en spectacle. Un retour fort réussi pour Vomitory qui se retrouvera dans les tops 2023 de Hurlemort!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Anaal Nathrakh – Eschaton – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1028
Anaal Nathrakh – Eschaton – 2006
Angleterre

Anaal Nathrakh, ce n’est pas fait pour tout le monde tant sa musique est extrême. Le troisième album, Eschaton, était à la hauteur de ce que nous attendions du duo Anglais : Percutant et difficile d’accès pour le commun des mortels. Encore une fois le mélange de riffs mélodiques avec la mécanique Industrielle et la sauvagerie Grindcore portait ses fruits faisant de Eschaton un album d’une intensité sans pareil. Anaal Nathrakh ne faisait aucun compromis, on y allait à fond la caisse et on utilisait tout l’espace disponible pour remplir les pièces. Mais derrière cet extrémisme sonore se cachait un discours philosophique anti-autoritaire et nihiliste qui remettait tout en question. Le duo poursuivait son ascension dans les milieux de la musique extrême et continuera à nous pondre d’excellents albums jusqu’à aujourd’hui. À écouter en demeurant concentré sur ce qui se passe pour percevoir toutes les textures et tous les sons qui nous assaillent de toutes parts. Un petit bijou du genre à avoir dans sa collection!

Týr – Ragnarok – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1027
Týr – Ragnarok – 2006
Iles Faroe

Týr (qui se prononce Twir) avait pris le monde métallique par surprise dès son premier album en mélangeant habilement le Death Metal mélodique avec des éléments de la musique traditionnelle de son Île natale. Avec Ragnarok, nos valeureux Vikings allaient plus loin en utilisant des pièces traditionnelles complètes ancestrales et de pièces ancestrales Danoises ainsi que certaines chansons du patrimoine des iles Faroe. Le tout bien évidement ajusté à une sonorité plus grinçante et plus percutante avec des riffs bien aiguisés et des arrangements bien ficelés. Týr représentait parfaitement ce que le Viking Metal se devait d’être en relatant non seulement les histoire des peuples ancestraux et leur manière de vivre mais aussi par sa culture musicale et générale. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait de s’y mettre car il a été et continue à être très influent dans le milieu de la musique Folk Metal. Ragnarok est un excellent album rempli de textures musicales incroyables!