Le King n’a jamais cessé de nous surprendre et son huitième album solo ne faisait pas exception. Voodoo nous transportait dans un monde de sorcières et de magie noire comme seul King Diamond était capable de nous emmener. Musicalement, King Diamond poursuivait sur sa lancée géniale de pur Heavy Metal technique mélangé à la musique classique pour nous offrir un autre album digne de ce nom. Rares sont les artistes Métal étant capables de livrer la marchandise à chaque album sans tomber dans le piège de l’appât du gain, King Diamond est l’un de ceux qui sont demeurés intègres et fidèles à eux-mêmes tout au long de leur carrière et après cinq albums avec Mercyful Fate et ce huitième album solo, on peut dire que la mission était accomplie. Voodoo est un excellent album influent qu’il faut écouter le volume dans le fond pour ainsi en savourer toutes les subtilités.
Primal Fear – Primal Fear – 1998
Primal Fear était arrivé en héro en 1998 avec son premier album qui remettait tant le Speed Metal que le Heavy Metal pur et dur sur la carte Métallque en vouant un culte inconditionnel à Judas Priest, Accept et Gravedigger. Le groupe allemand ne réinventait absolument rien mais son premier album était tellement solide qu’il est nécessaire de le mentionner dans la longue liste de l’évolution métallique en tant que véritable groupe de Power Metal puissant et épique. L’ex-chanteur de Gamma Ray, Ralf Scheepers, n’avait pas fait les chose qu’à moitié. En epu de temps son groupe s’est bâti une bonne réputation au sein de la communauté métallique et est rapidement devenu la nouvelle flamme Heavy Metal qu’on devait tenir à bout de bras. Un excellent premier album qui frappe fort et qui est devenu un album culte.
Moonspell – Sin / Pecado – 1998
Malédiction! Avec son troisième album, Moonspell avait osé changer de son et expérimenter! Dans les faits, Sin / Pecado était seulement la suite logique de ce que le groupe avait entamé avec Irreligious, son précédent album. Bien sûr que les racines Black Metal étaient disparues au profit d’un Gothic Metal un peu plus doux. Les claviers donnaient une toute nouvelle dimension à la musique du groupe qui, au lieu de stagner et de s’embourber dans un genre prédéfini, avait décidé de prendre le taureau par les cornes et d’expérimenter avec les diverses sonorités et styles pour se forger une toute nouvelle identité dont certains passages n’étaient pas sans rappeler Type O Negative. Avec Sin / Pecado, Moonspell maturait et entrait directement dans le Gothique avec des pièces étoffées et riches en textures. Un excellent album ayant influencé tout un sous genre de la grande famille métallique.
Falkenbach – …Magni Blandinn Ok Megintiri… – 1998
Sur son deuxième album, le « one man band » Falkenbach poursuivait sa quête vers le passé avec une meilleure production et des arrangements plus étoffés que sur son premier album. Vratyas Vakyas avait trouvé sa sonorité qui le suivra pour tous les albums suivants. Épique est le mot just pour décrire la musique de Falkenbach et ce deuxième album prouvait que le bonhomme était un génie de la composition qui était capable de jouer avec les éléments musicaux des ancêtres tout en gardant en tête ses racines Black Metal. Quand on parle de Viking Metal, on peut aisément affirmer que Falkenbach a su transcrire en musique toute la gloire de ce passé glorieux et que son Viking Metal est celui qui se rapproche le plus de ce que ce doit être le terme Viking. Un album incroyable qui donnera suite à d’autres albums tout aussi incroyables!
…And Oceans – The Dynamic Gallery of Thoughts – 1998
La formation Finnoise …And Oceans a débuté sa carrière en tant que groupe de Black Metal Symphonique. Son premier album témoigne de cette tangente que plusieurs groupes de Black Metal de l’époque tendaient à emprunter révélant ainsi au monde entier que la musique Métallique et la musique Classique étaient de mèche et partageaient les mêmes structures musicales. The Dynamic Gallery of Thoughts est un de ces albums qui influenceront toute une génération avec des compositions étoffées et brillamment bien orchestrées. Le tout reposant bien sûr sur un solide fond de Black Metal malsain à faire peur. Ce premier album et le suivant conserveront cette facette Balck Metal avant que le groupe ne prenne un tout autre chemin musical.
Mörk Gryning – Return Fire – 1997
Je l’ai répété maintes et maintes fois depuis le début de cette Évolution Métallique, ce ne sont pas nécessairement uniquement les groupes connus qui ont forgé le Métal à grands coups de notoriété. Certes, les connus ont grandement contribué à cette évolution mais ces connus ont pris leurs influences de groupes moins connus qui ont fait toute un différence. La formation Black Metal Suédoise Mörk Gryning est une de ces formations qui furent moins reconnues mais qui a toutefois été capitale pour le développement du genre. Avec ses riffs incisifs, sa rythmique rapide et foudroyante mais surtout avec ses mélodies incroyables, Mörk Gryning avait redéfini la manière de faire du Black Metal. Avec certains relents issus du Folk dans ses mélodies de guitare, le groupe Suédois avais pris le bouc par les cornes pour créer un Black Metal froid et à la fois épique qui n’avait rien à envier à quiconque. Même si son deuxième album Return Fire était passé plutôt inaperçu, il est important de le mentionner dans cette grande évolution car on y décèle de nombreux éléments qui deviendront des standards du Black dans les années suivant sa sortie. Un incroyable album bien ficelé qu’il faut découvrir ou redécouvrir sans tarder!
Keep of Kalessin – Through Times of War – 1997
C’est bien connu, les pays Scandinaves ont été en quelque sorte les instigateurs du Black Metal même si certains précurseurs du genre provenaient d’ailleurs. En Norvège, le mouvement a été très fort et de nombreux groupes de ce pays ont été des pionniers qui ont changé la face de la grande famille métallique. Keep of Kalessin était arrivé tout bonnement avec son premier album de pur Black Metal pas gentil du tout. Normal pour un groupe Norvégien me direz-vous. Mais Through Times of War ne sonnait pas du tout comme les autres groupes de Black Metal Norvégiens. Le quatuor avait joué la carte de la puissance certes mais avec beaucoup plus de gras dans sa sonorité globale et surtout beaucoup de technicité dans les riffs proposés. Jouissant d’une production en béton et des atmosphères lugubres à souhait, Keep of Kalessin s’était rapidement taillé une place de choix parmi les grands de ce genre musical extrême. Un premier album dévastateur qui dicterait une voie à suivre et qui donnera une carrière fort enviable au groupe.
All Out War – Truth in the Age of Lies – 1997
Vers le milieu des années 90, un tout nouveau sous genre Métallique se profilait à l’horizon. Le Metalcore était né de la fusion du Hardcore et du Death Metal Mélodique venu de Suède. Mais, certains groupes ayant des racines pkus « old school » avaient généré un Metalcore différent, un peu à l’image du Crossover dans les années 80. Des groupes comme All Out War avaient tout simplement mélangé le Hardcore originel pur et dur avec un Trash Metal rappelant celui de Slayer pour former un Metalcore plus agressif et surtout beaucoup plus intéressant. Le premier album du groupe reprenait les hymnes rassembleurs du Hardcore avec la vitesse et la finesse du Thrash Metal donnant ainsi des compositions brutales qui décoiffent. Certains n’accepterons jamais ce nouveau genre mais il est évident que The Truth in the Age of Lies et les albums suivants placent All Out War dans la grande famille métallique. Lorsque l’on parle de Metalcore, il est indéniable que celui de All Out War est ce qui se rapproche le plus des groupes de la vieille école. Allons donner une chance à All Out War et grimpez le volume, vous ne serez pas déçus!
Limbonic Art – In Abhorrence Dementia – 1997
Le duo Limbonic art poussait son Black Metal Symphonique encore plus loin sur In Abhorrence Dementia. Ce groupe pionnier du Black Scandinave a rapidement évolué en concoctant de puissantes pièces épiques et brillamment structurées rendant ce deuxième album un classique instantané du genre et un album influent pour la musique Symphonique extrême. Le génie musical des deux comparses était évident et allait conduire Limbonic Art vers des sommets inégalés. Même si le groupe, plus tard un projet solo, est demeuré dans l’ombre, il n’en demeure pas moins fort influent pour des générations d musiciens à venir. À écouter confortablement bien assis pour mesurer toute l’ampleur du travail réalisé sur cet album!
Die Apokalyptischen Reiter – Soft and Stronger – 1997
Beaucoup de groupes ou d’artistes méconnus du grand public Métallique sont généralement des genres d’influenceurs malgré leur succès moins flamboyant que des grands du genre. Die Apokalyptischen Reiter est un de ces groupes qui malgré les apparences est un de ces influenceurs méconnus qui ont forgé le Folk Metal en le mélangeant à un Death Metal abrasif et puissant. Son premier album, Soft and Stronger, est un exemple parfait d’album qui est passé sous les radars mais qui a contribué à sa façon à l’explosion du Folk Metal avec ses idées flamboyantes et accrocheuses, ses riffs incroyables et sa façon de composer des superbes pièces sans se soucier de plaire à quiconque. Cette première offrande aux ancêtres contribuera à lancer une carrière épique et riche en sonorités débordantes d’originalité.
Sigh – Hail Horror Hail – 1997
Sigh, c’est pas pour tout le monde, j’en conviens. Mais si on a ne serait-ce qu’un soupçon de désir d’explorer d’autres avenues musicales et de s’ouvrir à d’autres sonorités, Sigh est exactement le genre de groupe qu’il nous faut pour cette exploration musicale. Sur son troisième album, la troupe de Mirai Kawashima nous en faisait encore voir de toutes les couleurs avec des compositions éclatées dans lesquelles étaient mélangées divers styles issus de diverses époques et complètement à l’opposé les uns des autres. Sur Hail Horror Hail, Sigh poursuivait cette quête vers l’expérimentation sonore en nous concoctant des pièces chaotiques et terriblement bien arrangées. L’utilisation d’instruments complètement non-métal était, et est toujours le cheval de bataille de Sigh ce qui rends le groupe encore plus original et unique. Hail Horror Hail est un de ces albums influents qui sont passés sous le radar mais qui sont très importants pour la suite des choses. À écouter sans réserves si on aime le disjoncté et l’éclatement sonore!
Shadows Fall – Somber Eyes to the Sky – 1997
Fortement influencé par le son de Gotheburg avec les In Flames, At the Gates et Dark Tranquillity, Shadows Fall avait tout de même réussi à se trouver une sonorité propre et allait influencer une toute nouvelle génération de musiciens qui iraient jusqu’à engendre un tout nouveau genre de Métal. Somber Eyes to the Sky était un album de Death Metal Mélodique mais avec un petit quelque chose qui révolutionnera tout de même la face Métallique à tout jamais. Le groupe avait une nette tendance à incorporer certains éléments issus du Hardcore à son Death Metal, les vocaux « cleans » faisaient leur apparition ici et là et bientôt cette mixture allait être connue sous le nom Metalcore. Ce nouveau genre deviendra rapidement populaire jusqu’à semer la discorde et la division parmi les Metalleux. Shadows Fall Fall sera aussi reconnu pour avoir été l’un des premiers groupes de la « New Wave of American Heavy Metal », étiquette qui ne veut absolument rien dire et qui donne l’impression aux fans de Metalcore d’être inclus dans la grande famille Métallique. Le chanteur Phil Labonte quittera le groupe après cet album pour aller fonder un autre groupe du même genre, All That Remains. Jonathan Donais quant à lui joindra les rangs de Anthrax en 2013 en remplacement de Rob Caggiano.
Empyrium – Songs of Moor and Misty Fields – 1997
Qui a dit que le Black Metal se devait absolument d’être méchant et grinçant? Le duo Empyrium n’a jamais embrassé cette facette du Black Metal, préférant se concentrer sur la beauté musicale et les atmosphères enveloppantes. Sur son deuxième album, le duo mélange très bien les divers éléments qui font de sa musique une incroyable aventure à travers le passé. La puissance des guitares électriques qui donnent le côté Black Metal au projet sont bien présentes mais se qui détonne et qui rends le projet intéressant ce sont les mélodies Folk qui relatent un passé lointain et qui amènent une ambiance Celtique aux pièces de l’album. Les flûtes sont à l’honneur sur Songs of Moor and Misty Fields et l’ajout de violoncelle ici et là apporte une tout autre dimension aux pièces déjà remplies de claviers. Même si Empyrium n’est pas un groupe qui a connu un certain succès et qu’il est toujours demeuré dans l’ombre, il est indéniable que son apport au Folk Metal a été très important et ce deuxième album est tout simplement un album phare du mouvement Folk Européen.
Martyr – Hopeless Hopes – 1997
On ne pourrait évoquer cette Évolution Métallique sans au préalable faire une incursion dans notre belle scène Métallique Québécoise qui a eu un immense impact sur le Métal mondial, en particulier avec son réputé Death Metal. Quand on parle de Death Metal Québécois, on se doit absolument de parler de la formation trifluvienne Martyr qui a été une des formations pionnières du Death Metal Technique tant au Québec, au Canada qu’à l’international. Son premier album, Hopeless Hopes, avait des relents influencés par les Death ou Atheist mais avait ses propres idées et sa sonorité propre qui était reconnaissable parmi des centaines de groupes de l’époque. Bien sûr, Le principal compositeur, Daniel Mongrain, était un grand fan de Voïvod et cette influence peut se faire entendre ici et là au fil de ce chef d’ouvre monumental. Quand on parle de classiques du Death MEtal, Hopeless Hopes et Martyr se doivent de figurer dans cette grande liste d’influenceurs du Métal. Qui eut cru à cette époque qu’un peu plus de dix suivant la sortie de Hopeless Hopes, Daniel Mongrain se retrouverait comme guitariste au sein de son groupe préféré?
In Flames – Whoracle – 1997
Curieusement, malgré ses riffs incroyables et es mélodies accrocheuses, le troisième album de In Flames avait été reçu hostilement par certains fans de Métal. Whoracle a heureusement eu aussi son lot de défenseurs et ceux-ci étaient plus nombreux que ses détracteurs. On pourrait qualifier Whoracle de parfait exemple du Death Metal mélodique, en particulier du son de Gothenburg. Cet album combinait l’agressivité du Death Metal pur et dur avec des mélodies de guitares enflammées et cette sonorité unique allait être influente pour plusieurs musiciens par la suite mais allait aussi influencer un tout nouveau genre qui verrait le jour vers la fin des années 90. En effet, le Metalcore allait naître en grande partie grâce à cet album ainsi que les albums clés de At the Gates et Dark Tranquillity. Ce Metalcore des premières instances sera aussi baptisé New Wave of American Heavy Metal avec des groupes phares comme Shadows Fall et Unearth. Whoracle est un album formidable qui a changé la face de Métal et est toujours d’actualité aujourd’hui.
Arcturus – La Masquerade Infernale – 1997
L’évolution de Arcturus a été foudroyante et à des années-lumière de ce que la majorité des groupes étaient capables d’aller. Avec son deuxième album, le groupe Norvégien s’éloignait du Black Metal pur et dur pour s’aventurer vers des contrées très progressives et surtout très avant-gardiste. La Masquerade Infernale portait bien son titre avec ses pièces composées comme pour une pièce de théâtre chaotique et ultra disjoncté. Les sonorités magiques des claviers mélangées à des structures éclatées et des riffs de guitare planants nous faisait penser à un gros trip d’acide vers des horizons cauchemardesque lointains. Personnellement, j’ai toujours trouvé qu’à partir de cet album Arcturus avait un petit côté Pink Floyd de la période The Wall dans son approche musicale ce qui n’est pas pour me déplaire. La Masquerade Infernale emmenait les amateurs de Métal vers de nouveaux sommets sonores et allit ouvrir les esprits pour nous en faire voir de toutes les couleurs. Un album brillant qui a été extrêmement influent pour la suite des choses.
Gorgoroth – Under the Sign of Hell – 1997
Gorgoroth fait partie des pionniers du Black Metal Norvégien et comme pour toute sa carrère, le projet tourne autour de Infernus qui a cumulé les changements de musiciens au fil des albums et des années. Under a Sign of Hell nous montrait un tout nouveau chanteur en la personne de Pest en remplacement de Hat. La présence de Pest sera de courte durée au sein du groupe et sera remplacé à son tour par le tristement célèbre Ghaal. Ce troisième album apportait un peu plus de mélodie et une meilleure production pour Gorgoroth qui signait fort possiblement son album phare de sa discographie avec des riffs à la fois entraînants et puissants. On constatait que Infernus était un excellent compositeur capable de recréer en musique toute cette noirceur qui l’habitait. Un excellent album de pur Black Metal qui a été et est toujours une référence en la matière pour une multitude de musiciens et de fans.
Deicide – Serpents of the Light – 1997
La réputation de Deicide n’était plus à faire et son statut de pillier du Death Metal Floridien se réaffirmait avec Serpents of the Light, quatrième album du quatuor. Musicalement parlant, Deicide ne changeait pas vraiment sa formule mais augmentait en intensité malgré une production plus légère et moins fluide. Les frères Hoffman étaient en pleine possession d leurs moyens nous assommant avec leurs riffs brutaux et bien aiguisés. Pourquoi changer une formule qui est gagnante et qui est efficace? Serpents of the Light est un excellent album de pur Death Metal pas gentil et un de ces albums qui ont été influents pour la cause de la brutalité musicale.
Vader – Black to the Blind – 1997
Est-ce que le Métal était vraiment mort vers la fin des années 90 tel que rapporté par les médias traditionnels? Pantoute! Les styles de Métal extrême tles le Black ou le Death Metal se portaient plus qu’à merveille et au contraire de ce qui était annoncé, les groupes poussaient comme des champignons et les albums qui sortaient étaient de plus en plus complexes et puissants. Vader, de sa Pologne natale, poussait le bouchon plus loin avec un quatrième album dévastateur qui deviendrait l’un des classiques de sa discographie. Black to the Blind, avec ses riffs incendiaires et sa rythmique qui décape, avait tout pour se placer dans la longue liste des albums influents autant pour le Death qu pour le Black Metal. Le groupe continuera sa carrière en ne sortant que des bombes incendiaires se classant parmi les plus groupes de Death Metal au monde.
Rotting Christ – A Dead Poem – 1997
Avec son quatrième album, Rotting Christ délaissait de plus en plus ses racines Black Metal pour se concentrer sur des sonorités plus sombres et plus atmosphériques en embrassant totalement le style Gothique. Ce fut une belle évolution pour les frères Tolis et leur génie de composition prenait une tout autre dimension. Le jeu des guitares était aussi fort différent, les riffs acérés perdaient leur place face à des éléments plus épurés et plus aériens apportant ainsi une toute nouvelle approche musicale. Les vocaux « clean » faisaient aussi leur apparition ici et là au fil de l’album rendant les atmosphères encore plus mélancoliques. Malgré ce changement drastique, Rotting Christ avait continué à se tailler une place importante dans l’univers Métallique et continuerait sur sa lancée d’albums incroyables pour plusieurs années à venir. A Dead Poem est un pur chef d’œuvre du Métal Gothique qu’il faut absolument écouter!
Voïvod – Synchro Anarchy – 2022
Voïvod – Progressive Metal – Canada
Synchro Anarchy – 2022
Century Media
9.9/10
Après une attente interminable pour la version CD de Synchro Anarchy, je suis maintenant en mesure de vous donner mon appréciation de ce nouvel album de Voïvod. Century Media a bel et envoyé ma copie le 8 février, soit quelques jours avant la sortie officielle. Le colis a été ramassé par Postes Canada le 10 et me l’a livré le 22… Donc merci à postes Canda pour votre rapidité légendaire.
En 2018, notre quatuor Québécois avait mis la barre haute avec son album The Wake qui a valu à Voïvod de gagner son premier Juno en plus de 35 ans de carrière. En 2018, The Wake avait causé beaucoup de surprises et le fait même de tenter d’égaler ce chef d’œuvre avec un autre album relevait fort probablement de la science-fiction. Or, la science-fiction c’est justement la spécialité de Voïvod depuis ses débuts en 1982. Je suis toujours un fan fini du groupe depuis la sortie de War and Pain en 1984 et j’attends encore chaque sortie d’album avec impatience depuis. Avec Synchro Anarchy, Voïvod N,a pas seulement égalé The Wake, le groupe s’est carrément surpassé pour nous offrir un album encore plus complexe et plus complet que son prédécesseur revisitant la quasi-totalité des périodes de sa carrière. On le dit depuis Target Earth, Chewy est le digne successeur de Piggy et sa touche personnelle au son de Voïvod est tout simplement phénoménale. Ce qui retient le plus l’attention sur Synchro Anarchy c’est la basse. Rocky est tout un bassiste et son jeu est juste incroyable car non seulement il vient appuyer la rythmique de Away, il vient également compléter les riffs tordus et complexes de Chewy. Snake est dans une forme extraordinaire et ça s’entends tout au long de l’album!
Serait-ce le meilleur album de Voïvod à ce jour? Du moins depuis les années 2000 à mon humble opinion. À moins qu’une bombe musicale ne frappe la planète la planète Métallique en 2022, synchro Anarchy est en lice pour être l’album de l’année et ainsi gagner un autre Juno et qui sait, peut-être que l’ADISQ va se réveiller cette année!
Composition : 10
Exécution : 10
Arrangements : 10
Production : 9,5
Appréciation : 10
Hypocrisy – The Final Chapter – 1997
The Final Chapter, cinquième album de Hypocrisy, ne sera définitivement le dernier chapitre du groupe mais bien le dernier chapitre d’une époque et d’un son. Avec cet album, Peter Tagtgen en finissait avec le Death Metal mélodique qui avait fait les beaux jours du groupe et on dit de cet album que c’est le meilleur album de la discographie du groupe, du moins le mieux conçu. On sentait qu’un vent de changement arrivait et que le groupe prendrait une autre direction musicale avec les albums suivants et point de vue nostalgique, on sentait aussi qu’il marquerait la fin d’une époque. The Final Chapter est sans l’ombre d’un doute l’un des albums les plus influents de la discographie de Hypocrisy et un des albums les plus influents de la belle époque du Death Metal mélodique Suédois. À écouter ou réécouter sans réserves avec un niveau sonore élevé!
Brutal Truth – Sounds of the Animal Kingdom – 1997
Le Grindcore a vu le jour vers le milieu des années 80 notamment en Angleterre grâce à des groupes comme Napalm Death. Aux États-Unis, le syle était plus brutal et tiré vers le Death Metal avec ebtre autres Brutal Truth en tête de liste des groupes influents dans le genre. Danny Lilker a été et est toujours une figure de proue du Grindcore Américain et le troisième album de Brutal Truth est un de ces albums qui ont forgé le genre. Suffisamment Grind pour être à tendances Punk dans le tapis et amplement Death Metal pour être brutal et gras. Ici, on ne servait pas une musique ultra technique. Le groupe misait sur les riffs simples mais efficaces avec une rythmique qui déchausse à souhait. Sounds of the Animal Kingdom faisait sertir l’animal en nous et ainsi réveiller la bête qui sommeille. Un excellent album de pure défonce musicale qui a contribué au développement à la fois du Death Metal et du Grindcore.
Six Feet Under – Warpath – 1997
Suite à son départ de Cannibal Corpse, Chris Barnes avait formé son projet Six feet Under et contrairement à son ancien groupe, Barnes jouait la carte de la lenteur puissante plutôt que la rapidité extrême. Bien que six Feet Under ait eu un départ timide et ait eu un peu de difficulté à se tailler une place, il est indéniable que son deuxième album a été d’une grande influence sur le développement du Death Metal en général. Warpath ne réinventait rien mais sa lourdeur et sa lenteur en faisaient un album unique qui dévastait tout. Les riffs étaient gras, la voix gutturale à souhait et un petit côté punk planait au travers des compositions de l’album. Warpath a été sévèrement critiqué par certains fans d Death Metal pur et dur fort probablement dû à sa lenteur légendaire. Quoiqu’il en soit, cet album est un atout important pour le Death Metal Américain et un classique à revisiter régulièrement.
Old Man’s Child – The Pagan Prosperity – 1997
Sur son deuxième album, Galder passait à la vitesse supérieure avec son projet Old man’s Child. Pas de la vitesse en tant qu’exécution musicale mais en frais de qualité de composition et de travail prolifique avec pratiquement un album par année. Au niveau musical, le groupe s’endonnair à cœur joie dans les mélanges de musique classique avec un Black Metal pur et dur jouissant d’une production parfaite et des arrangements à couper le souffle. The Pagan Prosperity est sans aucun doute le meilleur album que Galder a offert en carrière et son influence serait de taille pour le développement du Black Metal et de toute la famille Métallique entière.
Borknagar – The Olden Domain – 1997
Avec son deuxième album, Borknagar dépassait les limites imposées pas le Black Metal de l’époque en orientant sa musique vers des éléments plus progressifs tout en gardant ses racines Folk et Black Metal. Le résultat fut tellement incroyable que The Olden Domain est rapidement devenu un album clé du Black Metal Progressif donnant ainsi à Borknagar le titre de Pionnier du genre. Musicalement, on était à des années lumières de ce qui se faisait dans le monde du Black Metal cru notamment avec des compositions épiques et complexes avec une production et des arrangements en béton armé. Borknagar avait mis la barre beaucoup plus haute ce qui forcera de nombreux groupes à se surpasser et atteindre des niveaux de qualité musicale à prendre au sérieux. En utilisant les thèmes du Cosmos, de la science, de la nature et des ancêtres, Borknagar s’éloignait des groupes qui prônaient le satanisme et à partir de cet album, le monde métallique ne verrait plus le Black Metal de la même façon. Une autre ère venait de débuter et ce serait éclatant et explosif dans les années à venir!
Voïvod – Phobos – 1997
Rendus ici, je crois sincèrement que Voïvod ne devrait plus avoir besoin de présentations que ce soit ici au Québec ou partout ailleurs dans le monde. Phobos était le neuvième album de nos pionniers Québécois et deuxième et dernier album officiel avec Eric Forrest à la voix et à la basse. Phobos était la suite logique de Negatron et continuait sur la lancée de sonorités mécaniques que le trio avait entrepris avec cet album précédent. Ce qui est étonnant et incroyable avec Voïvod c’est que le groupe n,a jamais tenté de reproduire eux fois le même album, préférant plutôt tenter des approches différentes à chaque album. Phobos, bien qu’étroitement relié à Negatron, était différent sur bien des aspects dont la froideur des compositions et cet aspect dystopique et apocalyptique qui accompagnait chaque pièce. On dira ce que l’on voudra mais Piggy était un sacré compositeur et même si le noyau original n’était plus présent, les deux membres restants portaient Voïvod à bout de bras et à grands coups de riffs et de sonorités épiques et dévastatrice. Phobos est un superbe album et a été plus qu’influent pour les générations suivantes.
Megadeth – Cryptic Writings – 1997
Est-ce que le septième album de Megadeth fut le premier faux pas d’oncle Dave? Plusieurs qualifiaient (et qualifient toujours) cet album comme étant un album de « Pop Metal » et serait vraisemblablement le « Black Album » de Megadeth. Si cette dernière affirmation se révèlerait être vraie, pourquoi pardonner à Metallica pour son album pop et trouver impardonnable que Megadeth en fasse un lui aussi? Sur Cryptic Writings on retrouvait un Megadeth toujours en pleine possession de ses moyens et même si les compositions qu’il contient étaient un peu plus molles et plus accessibles, il n’en demeure pas moins que cet album est très bien composé et renferme de très bonnes idées et surtout de très bons riffs. Un album différent certes mais qui se tient d’un bout à l’autre malgré le chemin que Mustaine avait pris. Était-il influencé par les groupes Grunge et leur succès? Possible! Cryptic Writings n’est pas un mauvais album en soi, il faut juste l’écouter d’une autre oreille!
Kreator – Outcast – 1997
L’Évolution Métallique nous a appris avec les années et les sorties d’albums que plusieurs groupes tentaient d’évoluer vers autre chose ou tout simplement tentaient d’expérimenter et de jouer avec d’autres styles musicaux. Parfois, c’est une réelle catastrophe mais bien souvent, c’est une réussite sur toute la ligne. Kreator avait tenté de changer un peu son cap avec son huitième album, Outcast. Certes les racines Thrash Metal étaient toujours présentes mais Mille Petrozza avait bifurqué vers une musique plus simple et plus accrocheuse mais c’était loin d’être catastrophique, au contraire! Kreator jouait la carte du Heavy Metal mélangé à des éléments plus alternatifs et même si certains fans avaient boudé cet album, il n’en demeure pas moins qu’il est excellent et brillamment bien composé. Un petit écart de conduite qui nous montre un autre côté du compositeur et de ce qu’il est capable de faire! Kreator demeurait toujours aussi pertinent et surtout toujours aussi influent.
Devin Townsend – Ocean Machine : Biomech – 1997
Bien que le premier album solo de Devin Townsend soit initialement sorti sous le nom de Ocean Machine au Japon, il est sorti à l’International sous son nom avec comme titre Ocean Machine : Biomech. Ce premier album sortait à la suite de la première rupture de Strapping Young Lad et montrait un Devin Townsend en pleine possession de ses moyens qui nous offrait un album très Progressif et très éclaté. Si on met de côté l’album de Punky Brüster sorti un an plus tôt, Ocean machine : Biomech est définitivement le tout premier d’une longue série d’albums incroyables dont seul Townsend était capable de livrer. Ce premier album était un brillant mélange de plusieurs styles et d’idées jusqu’Ici inexploitées dans le vaste univers Métallique. Il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour s’aventurer dans des terrains glissants comme celui-ci mais le génie de Townsend ayant pris le dessus, la mission était accomplie. Un album qui ne s’adresse possiblement au Métalleux avide de brutalité mais plutôt à ceux qui aiment explorer différentes avenues musicales, bref un superbe album qu’il faut absolument écouter pour connaître l’évolution du Métal Progressif!
